Fatima B.
La cour criminelle d’Oran a statué hier dans une affaire de vol de véhicule avec violence, association de malfaiteurs et trafic de véhicules. Il s’agit de l’affaire des voleurs de véhicules, encagoulés.
La genèse de l’affaire remonte au 16 janvier de l’année 2016, lorsqu’un automobiliste travaillant comme transporteur clandestin, ensanglanté s’est présenté à la brigade de gendarmerie de la localité de Gdyel, pour présenter une plainte pour le vol de son véhicule de marque KiaPicanto. Relatant les faits, il dira, qu’il a été approché par un présumé client alors qu’il se trouvait, à la station des transporteurs clandestins dans le quartier de Gambetta. Il dira que « le client lui a demandé de l’emmener dans la localité de Gdyel et qu’ils ont convenu de la somme de 800 D.A, pour cette course. ». La victime a ainsi pris la route, mais une fois arrivée au pont dit « Cheklaoua », des individus sont sortis de nulle part, pour lui couper le chemin.
Le client l’obligea à s’arrêter et s’empara des clés du véhicule, alors que ses complices lui ont aspergé le visage de gaz lacrymogène, avant de lui asséné un coup au niveau de la tête avec un objet contendant, avant de le délester de son véhicule. Une enquête a été ouverte, par les éléments de la gendarmerie, qui ont enregistré le signalement des mis en causes par la victime. Les investigations ont abouti à l’arrestation du principal mis en cause, le présumé client, celui chargé par la bande d’attirer les victimes.
Le mis en cause a été pris en flagrant délit au moment où il tentait de négocier une course avec un autre transporteur clandestin dans le quartier de m’dina j’dida. Le mis en cause a dénoncé ses acolytes, au nombre de 05.
Les gendarmes ont alors arrêtés tous les membres de cette bande constituée de 06 individus âgés entre 30 et 44 ans. Présentés devant le magistrat instructeur les mis en cause ont avoués les faits retenues contre eux, affirmant qu’ils vendaient les véhicules volés à une bande de trafic de véhicule qui se charge de leu falsifier les numéros de châssis ou de les décortiquer pour les vendre en pièces détachées.
Ils avoueront vendre le véhicule pour la somme de 25 ou 30 millions de cts.
Dimanche lors du procès, le procureur de la république a requis contre eux la peine de 15 et 20 ans de prison. Après délibération ont été retenues à leur encontre les peines de 05 et 10 ans de prison.

















