Boualem. Belhadri

La dernière semaine du mois de mai écoulé, « le gouvernement a décidé le gel temporaire des poursuites judiciaires et des saisies de matériels engagées par les établissements financiers créditeurs.» L’annonce a été faite, par le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Hassen TidjaniHaddam lors de la rencontre avec les syndicats et associations représentants les promoteurs de micro entreprise bénéficiaires des dispositifs de création d’emploi précités.
Un grand soulagement a imprimé de joie et de contentement les jeunes confrontés à ce problème qui les a ligotés et rendus impuissants de pouvoir faire quoi que ce soit pour le dépasser et réfléchir à des solutions en mesure de revenir dans l’activité avec les chances de réussir, une seconde fois. Ce jeudi 28 novembre 2019, le siège de l’ANSEJ d’Ain Temouchent a été le cadre idéal pour regrouper les jeunes promoteurs et futurs porteurs de projets des deux dispositifs, la CNAG et l’ANSEJ pour organiser conjointement des journées portes ouvertes pour expliquer les nouvelles décisions au profit des jeunes promoteurs. Oui le gel temporaire n’est pas vu sous le même angle, aussi pour le premier collège d’investisseurs qui dit que la mesure est insuffisante que pour le second qui estime que cela constitue une bouffée d’oxygène, car l’arrêt des poursuites judiciaires et de saisie des matériaux permettait à certains par les présents de mieux revoir leur copie et songer à sortir de cette crise avec le minimum de perte. Les responsables des deux dispositifs, organisateurs des journées de sensibilisation, ne s’écartaient pas d’un iota, sur ce qu’a déclaré le représentant du gouvernement qui s’est engagé « à lancer des discussions avec l’association des Banques et établissements financier (ABEF) afin d’examiner conjointement la possibilité de rééchelonnement des dettes des jeunes promoteurs ». Certains, pour pouvoir redresser leur situation, ont émis de voir allonger le délai de remboursement pour une période assez longue et dépassant une à deux décennie. Aussi les deux dispositifs organisateurs des journées portes ouvertes ont axé leur intervention sur l’amélioration des conditions d’accompagnement et d’assistance des promoteurs et nouveaux porteurs de projets par l’encadrement des dispositifs afin de réduire conséquemment les lenteurs de procédures de création de la micro entreprise. Cette lenteur, disent certains est due à la hausse des prix des équipements.
Faut-il engager un audit comme l’a si bien dit le ministre Haddam ? Il était aussi nécessaire d’écouter les préoccupations des promoteurs, les jeunes fraîchement mis en route. Ils ont posé le problème de calcul des cotisations CASNOS. Sur ce le ministre avait « réitérer à l’ensemble des directeurs d’agences la directive de soumettre, à la cotisation minimale les jeunes promoteurs en phase de démarrage d’activité », d’une part, et prévoir un accompagnement spécifique aux promoteurs endettés pour le remboursement des échéances dues et ensuite le recours à l’effacement des pénalités et majorations de retard, d’autre part. Quant aux jeunes promoteurs, « ils revendiquent de cotiser un minimum de 32 400 DA/an. »