Boualem. Belhadri

A la veille du départ en vacances d’hiver, 50 étudiants de l’université Belhadj Bouchaib, d’Ain Témouchent, ont visité les grands aménagements hydrauliques du système Tafna qui englobent la prise d’eau de surface, le prétraitement, le refoulement vers la retenue inter saisonnière de Dzioua, d’une capacité de 13 millions de mètres cubes, le pompage de l’eau vers la station de traitement final, le refoulement vers le réservoir de 50000 m3 puis en fin la distribution par gravité en direction des villes des wilayas d’Oran et d’Ain Témouchent. Une autre adduction refoule l’eau de la station de dessalement d’eau de mer de Chatt El Hilal au réservoir 50000 m3. Un grand maillage des adductions recevant les eaux conventionnelles et non conventionnelles et des ouvrages de stockage a été un fruit des initiatives prises pour parer à d’éventuelles coupures d’eau en cas d’arrêt pour le besoin de maintenance et autres urgences avérées nécessaires. Cette sortie pédagogique a été organisée par l’ONG « Défense des intérêts des utilisateurs d’eau et protection de l’environnement de la wilaya d’Ain Témouchent en étroite collaboration avec les responsables de de la SEOR et des instituts des sciences et du génie civil de l’université d’Ain Témouchent. Toutes les phases de traitement de l’eau de surface depuis la prise Tafna jusqu’à l’arrivée de l’eau au réservoir 50000 m3 et de là au robinet du consommateur ont été expliquées par les ingénieurs de la SEOR et ceux de l’ONG. Les étudiants étaient fort impressionnés des grands efforts déployés par l’Etat en matière de mobilisation des eaux de surface et non conventionnées (dessalées) pour répondre aux besoins pressants des populations, en eau potable, des populations d’Oran et d’Ain Témouchent. Avant la mise en marche de la station de dessalement en 2009, la distribution de l’eau se faisait quelques heures par jour tous les 5 à 10 jours en moyenne. Aujourd’hui grâce à ces grands aménagements hydrauliques et le dessalement d’eau de mer la majorité des localités sont alimentées en H24 ou quotidiennement. Les efforts de l’Etat doivent traduits en coût réel du mètre cube d’eau produit (150 da) et celui vendu (06da la première tranche) au consommateur. La différence c’est la subvention de l’Etat qui le prend en charge. Aujourd’hui l’eau, qui est denrée rare, tant quantitativement que qualitativement, est toujours vue sous son aspect social alors qu’elle devait l’être sur celui économique.
Les débits de fuite, le gaspillage, le vol de l’eau coûtent des sommes importantes aux gestionnaires de la ressource et des infrastructures hydrauliques. En fin de visite les étudiants ont planté des arbres d’olivier, l’arbre béni.