L’argent du contribuable, les projets de développement et la nécessité d’élargir les commissions par des compétences

609

Boualem. Belhadri

Pour la première fois depuis l’investiture, par les élus, de l’institution élective de wilaya d’Ain Témouchent, un élu relevant de la commission du logement et de l’urbanisme, hausse le ton et pointe du doigt des APC qui les indexe de carence dans la gestion des projets inscrits à l’indicatif de leur commune au titre des programmes communaux ou sectoriels de développement. Par abréviation il s’agit des PCD et des PSD. La particularité de l’intervention quelque peu osée ne s’est pas limitée à des choses superficielles mais il considère, et c’est de son plein droit, que les projets inscrits seraient en deçà de ce dont ont besoin les populations en priorité. Quand on fait une lecture d’analyse on comprend que l’élu en question voulait insinuer que ces opérations sont loin de répondre réellement aux doléances les plus urgentes des citoyens.
Il est à reprocher en premier aux collectivités locales non pas uniquement leur désintéressement mais aussi et surtout les inscriptions de projets qui ne reflètent pas les besoins urgents du développement durable.
On est d’accord avec cet élu qui a eu du cran pour situer le mal et dire ce qu’il avait à dire en séance plénière. Regardons par exemple des opérations de carrelage des trottoirs inscrites de la même façon pour enlever du carrelage détaché sous l’effet de la poussée des racines des arbres de ficus.
Pourquoi donc inscrire une nouvelle opération après une courte durée tout en savant pertinemment que dans une année ou un peu plus les racines vont détacher le carrelage.
Ici pour cet exemple édifiant même les commissions qui ont accepté de valider les inscriptions ont quelque chose à se reprocher. On doit dire les choses en langage clair et responsable.
Faire appel aux spécialistes et la voix des sages qui doit nous guider et dire ce qu’il y a lieu de faire.
Les agronomes n’ont jamais été invités pour donner leur point de vue.
Les aménagistes des espaces verts aussi.
Les commissions de choix de terrain et des marchés de l’opérateur économique doivent faire l’objet d’un élargissement par des compétences requises et ce n’est honte de le faire puisque il s’agit de l’argent du contribuable qui doit être géré comme il se doit et conformément aux lois de la république.
Voilà un dossier pour lequel on interpelle le président élu Abdelmadjid Tebboune qui veut faire une grande lessive et tant mieux pour tous.