Jalil M.
En quête d’une seconde jeunesse, la ville d’Oran s’est engagée dans une vaste opération de réhabilitation des vielles bâtisses héritées de l’ère coloniale. De l’espagnol aux français, en passant par l’ottoman, ce patrimoine fait d’El Bahia, un musée ciel ouvert. Les empreintes des différentes périodes sont à ce jour apparentes. Mais avec le temps, un coup de lifting s’est imposé. Certaines opérations sont d’ores et déjà lancées, d’autres attendent encore de surpasser les obstacles financiers et administratifs. Cette initiative entre dans le cadre de la stratégie mise en place, en collaboration avec les Directions de la Culture et du Tourisme, visant booster la destination Oran et lui donner un nouvel élan, Oran qui recèle tous les critères qui peuvent faire d’elle une attraction des touristes. Dans cette optique, un symposium mettant en relief les expériences algérienne et espagnole dans le domaine de la réhabilitation du patrimoine historique est prévu mardi et mercredi prochains à Oran, annoncent les organisateurs. Des exemples pratiques en réhabilitation et réutilisation des fortifications seront présentés, lors de cette rencontre qui se tiendra à l’auditorium de l’Université des Sciences et de la Technologie «Mohamed Boudiaf», a indiqué le comité d’organisation, dans un communiqué. Proposé par l’Institut Cervantès d’Oran (ICO) dans le cadre de la coopération algéro -espagnole, ce symposium a pour but essentiel «la diffusion des connaissances sur les bonnes pratiques en matière de réhabilitation et de réutilisation des fortifications,» a-t-on expliqué. L’objectif consiste aussi à «créer un espace de réflexion et d’échanges autour de divers segments tels que la recherche historique, la conservation, les matériaux, la gestion, le développement durable et le tourisme culturel,» a fait savoir la directrice de l’ICO, Mme Inmaculada Jiménez. L’expérience algérienne sera mise en relief par l’Agence Nationale de Gestion des Réalisations des Grands Projets de la culture (ARPC), l’Office National de Gestion et d’Exploitation des Biens Culturels Protégés (OGEBC), l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger (EPAU), et le Département d’Architecture de l’USTO-MB. La participation étrangère sera représentée, quant à elle, par des experts de l’Organisation des Nations- Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et du Comité scientifique international sur les fortifications et le patrimoine militaire (Icofort).



















