J.Moncef

Cette fin de semaine le tribunal criminel de première instance de la cour d’Oran a condamné les deux mis en cause K.Z. et R.R. à la peine de six 06 ans de réclusion, pour les griefs de viol, attentat à la pudeur et détournement. Les faits remontent au 10.9.2018, lorsqu’une plainte a été déposée par les deux victimes au niveau de la gendarmerie de Bir El Djir, pour violence sexuelle sous la menace de l’arme blanche. Genèse de l’affaire ; le 09.9.2018, les deux jeunes filles s’étaient rendues au quartier commercial El Akid Lotfi, elles ont pris un café entre amies puis le temps de rentrer étant venu, elles ont hélé un taxi. Les deux jeunes filles innocentes n’ont pas fait d’autostop non elles ont prix un taxi croyant que s’était le moyen le plu sûr pour rentrer vite à la maison. La voiture qu’elles ont hélé qui s’était arrêtée pour les ramener était bien une voiture de taxi avec un numéro sur la portière et un néon, qui indiquait qu’il était en service. Les jeunes filles ont découvert en montant dans le taxi que le faux taxieur avait déjà un client à ses coté du mois c’est ce qu’il leur a dit. Les deux jeunes filles se sont installées dans la voiture de taxi pour se rendre à Hai El Salem. Le taxieur prendra la route du 4ème boulevard périphérique prétextant vouloir remplir le réservoir de carburant. Il passera effectivement par la station, puis rependra la route par le 4ème bd périphérique, mais une fois arrivé au rond point Hasnaoui, au lieu de prendre le bd des Lions, il a fait le rond point puis a pris un sentier jusqu’à un endroit désert, là les jeunes filles ont commencé à crier tentant d’ouvrir les portières qui ont été déjà condamnées par le conducteur. La voiture s’est enfin arrêtée et l’horreur a commencé. Sous la menace d’armes blanches ces deux jeunes gens abuseront des jeunes filles malgré leurs cris. Elles ont eu beau les supplier mais les deux jeunes hommes dont un est marié et père de famille, n’avaient qu’une idée en tête assouvir leur désir bestial. Les deux mis en cause ont abandonné ensuite leur victime en pleine nature et en pleine nuit. En regagnant leur domicile les deux victimes se trouvaient dans n état second. Admis à l’hôpital le légiste décrira que l’une d’elle présente des traces de viol avec violence et des violences corporelles alors que la seconde porte des traces de faits contre nature. Une fois la plainte déposée un plan judicieux a été mis en place par les gendarmes qui ont arrêté K.Z., le chauffeur du faux taxi, qui n’avait aucune autorisation lui permettant d’exercer, son complice sera également arrêté suite aux investigations. Confrontés aux faits ils les nieront, puis R.R. chargera son complice d’être le commanditaire de ces faits et que lui ne faisait que l’accompagner. Mais leur confrontation avec les deux filles les chargeront. Par ailleurs, le rapport du légiste avait conclu à des violences sexuelles profondes et des troubles psychiques graves chez les jeunes filles à la suite de cette agression. A la barre du tribunal criminel les deux mis en cause tenteront dans un premier temps de se disculper mais la perspicacité de la présidente de l’audience les fera dire la vérité reconnaissant ainsi les faits toutefois ils insisteront sur le point que les victimes étaient consentante. Mais l’état psychologique des victimes suite à ces faits balayera cette déclaration. En effet comment être consentante à pareil faits et présenter par la suite des crises d’hystérie et une peur intense telle que décrites par le médecin. La défense de la partie civile expliquera que les deux jeunes filles porteront à jamais les séquelles psychiques très profondes du viol. Le représentant du ministère public requis la peine de 15 ans de réclusion pour les deux prévenus. A la lecture du verdict la maman de l’une victime s’affalera de tout son poids en pleine audience.