O.A.Zahra
L’affaire Coca-Cola d’Oued Tlélat, jugée en première instance par le tribunal correctionnel d’Es-Sénia, a de nouveau été traitée par la chambre pénale près la cour d’Oran, en appel aux condamnations de 03 ans de prison ferme infligées à l’encontre de plusieurs individus impliquées dans cette affaire. 10 mis en cause, dont le directeur général des ventes, le directeur de la division d’Oran, le chef de service commercial ainsi que des contractants, commerçants de gros et distributeurs, ont comparu pour les chefs d’inculpation d’escroquerie, faux et usage de faux et fraude à la réglementation de l’exercice commercial.
Le ministère public a demandé que des peines de 06 ans de prison ferme soient infligées à l’encontre des mis en cause et l’annulation de acquittement dont ont bénéficié certains prévenus.
La genèse de cette affaire remonte au mois d’Avril 2016 quand un distributeur officiel de Coca-Cola à Oran avait découvert que la boisson était vendue à des prix inférieurs à la normale.
Après enquête, il s’est avéré que les trois jeunes commerçants, identifiés comme étant à l’origine de cette pratique déloyale, ne pouvaient être tenus pour responsables de cette situation, puisque leurs dossiers avaient été rejetés par Coca Cola.
Ils ne pouvaient donc pas exercer au nom de la firme. Plus tard, ils découvriront que non seulement ils étaient enregistrés comme distributeurs de Coca-Cola, mais qu’ils étaient également redevables aux impôts de sommes d’argent allant jusqu’à 64 milliards de centimes pour un jeune qui a bénéficié d’un crédit ANSEJ. Ce dernier a révélé que les responsables de la société ont exercé avec son registre de commerce entre 2018 et 2020 sans qu’il ne soit au courant.
Le distributeur officiel répondant aux initiales de Z.M, a révélé que l’ex directeur de l’usine d’Oued Tlélat, a monté une combine avec les autres mis en cause pour exercer avec des registres de commerce d’autrui. La défense des mis en cause, a demandé l’acquittement de leurs clients, expliquant que les plaignants n’ont pas procédé à la radiation de leurs registre de commerce après le rejet de leurs dossiers de contractant et qu’ils ne sont pas approchés en personne pour déposer leurs dossiers.
L’un des accusés a révélé que le plaignant L.K avait des dettes envers l’ANSEJ, ce qui l’a poussé à accepter une offre suspecte d’un individu pour travailler avec son registre de commerce.





















