J.Moncef

L’affaire de l’agression perpétrée contre deux jeunes à la cité universitaire de Belgaïd a été traitée Par le tribunal de Fellaoucène. Selon les faits, des agents de sécurité de cette cité U sont complices avec les agresseurs. Le procureur a requis contre les prévenus la peine de 18 mois de prison ferme et une amende de 100 000 DA. Ces derniers devaient répondre des griefs d’association de malfaiteurs en vue de commettre un délit et coups et blessures volontaires à l’arme blanche et complicité. Signalons que les deux victimes ont bénéficié d’un arrêt de travail de 20 et 30 jours suite à cette agression. Aux cours de cette audience on apprendra qu’un groupe de personnes s’est introduit dans la cité universitaire, pour agresser l’une des victimes à cause d’une jeune fille. Les mis en cause, étaient armés de couteau et d’épées et de bombes de gaz lacrymogène. Ils sont entrés par la porte principale sans rencontrer aucune résistance ni contrôle de la part des agents de sécurité. Une fois à l’intérieur, aux environs de 02 heures, ils ont agressé les deux victimes qui étaient assis devant le bloc de leur chambre. D’autres agents de sécurité qui avaient été ameutés par le bruit ont intervenu et ont alerté les services de sécurité qui ont tardé à venir. Les investigations ont déterminé que les mis en cause avaient une complicité avec des agents de sécurité qui ont été arrêtés à leurs tours et placés sous mandats de dépôt. A l’audience des témoins dont le responsable de la sécurité au niveau de cette cité, ainsi que le responsable du contrôle des caméras, ont été interrogé sur le fait que des inconnus ont pu entrer dans cette cité sans aucun contrôle. Ces responsables sécuritaires ont certifié qu’il y a eu un certain relâchement au niveau du contrôle d’accès à cette cité. Entendu en audience les agents de sécurité nieront les faits retenus contre eux, expliquant qu’ils activent dans des conditions difficiles. Quant aux agresseurs, ils ont déclaré qu’ils se sont introduits par la porte d’entrée et n’ont pas été contrôlés. Toutefois ils nieront avoir utilisé des armes blanches.