Boualem Belhadri

Durant les trois derniers quinquennats, l’Algérie a focalisé ses efforts sur l’élaboration d’une stratégie nationale de développement durable de l’aquaculture marine et d’eau douce qui a inclus l’adoption des mesures incitatives et un support technique efficace aux secteurs publique et privé.
Ces programmes ont été menés grâce à l’assistance technique de la FAO dans le but d’analyser le potentiel de développement de l’aquaculture marine le long de la côte et l’aquaculture d’eau douce en milieu désertique dans les wilayas du sud est l’axe privilégié de cette assistance en étroite collaboration avec le ministère de l’agriculture qui a développé un programme de promotion de l’aquaculture d’eau douce avec la contribution des agriculteurs qui ont manifesté leur envie et se sont inscrits dans la nouvelle dynamique destinée à prospecter des partenaires potentiels désirant se lancer dans la pisciculture et disposant des points d’eau suffisants. A Ain Temouchent, le développement de ce programme a été mis en route par la direction de la pêche, en collaboration avec les directions de l’agriculture et des ressources en eau. Les sorties de prospections effectuées ont été concluantes et ont permis de retenir des échantillons disposant des bassins et des points d’eau douce.
Les résultats sur le terrain n’ont pas laissé, de marbre, les autres fellahs qui ont affiché des réticences au début pour moult raisons. Bien au contraire ces derniers sont revenus à de meilleurs sentiments et pris des initiatives encourageantes dans le domaine de la construction de bassin et le fonçage de points d’eau douce. Selon la direction de la pêche et de l’aquaculture de la wilaya d’Ain Temouchent, trois agriculteurs disposant des bassins de 80000, 56000 et 10000 mètres cubes d’eau à Hassi El Ghella, Ain Temouchent et Ain Tolba, ont ensemencés des alevins de tilapia rouge. Auparavant l’ensemencement a touché les petits barrages de M’Khaissia, Sidi Ameur, Oued Bendjelloul, Oued El Ghaçoul (récemment) et une dizaine de petit bassins d’agriculteurs.
Dans ces ouvrages, l’idée retenue est le développement des espèces telles la carpe et le loup de mer.
Ainsi l’initiative telle que préconisée a pour objectif d’encourager l’aquaculture et son intégration dans l’activité agricole à travers l’ensemble des wilayas et celles du Sud, de renforcer la production de poissons pour satisfaire la demande de consommation de leurs habitants, en plus d’exploiter les eaux des bassins aquacoles, riches en matières organiques, dans la fertilisation des sols agricoles, explique un chercheur.