Chahmi B.
Entre la grève des sous-traitants et les récurrentes pannes du matériel roulant, la situation de l’hygiène publique et de la collecte des déchets a pris des proportions alarmantes dans la wilaya d’Oran. Les quartiers d’Oran reflétant une image d’insalubrité, l’APC d’Oran s’est lancée, ces derniers jours, dans plusieurs opérations d’éradication de différents points noirs des déchets ménagers. A vrai dire, entre la grève des sous-traitants, le mois passé, et les récurrentes pannes du matériel roulant, la situation de l’hygiène publique et de la collecte des déchets a pris des proportions alarmantes dans la wilaya. Une fois encore, les décharges sauvages apparaissent un peu partout dans les quartiers, le centre-ville et même à la campagne. Ainsi, les délégations communales de l’APC d’Oran ont tenté de rétablir la situation à la cité Akid-Lotfi et à Es- Seddikia, en procédant au traitement d’une dizaine de points noirs. À titre d’exemple, en l’espace d’une journée, plus de 291 tonnes de déchets domestiques ont été collectées suite au lancement de l’opération des équipes de la société Propreté. Dans la nuit du 14 août, ce sont 100,20 tonnes de déchets qui ont été collectées, nécessitant 20 rotations jusqu’au centre d’enfouissement. Le matin, à nouveau le bilan fait état de 156,80 tonnes collectées avec 38 rotations des camions à benne. Chaque jour le bilan de la collecte des déchets ménagers montrent que durant cette saison estivale plus particulièrement, la production de déchets augmente avec beaucoup de gaspillage. Il y a aussi le non-respect des horaires de la part des citoyens qui jettent leurs déchets à tout moment de la journée, comme expliqué régulièrement par les responsables en charge du secteur. La question du tri des déchets se pose aussi, car impactant directement le travail de l’Epic qui voit souvent ses employés blessés par les tessons de bouteilles jetés au milieu des déchets ménagers. Cela fait des années que la wilaya et la ville d’Oran tentent de régler cette situation de la collecte des déchets, de la mise en place d’un plan de collecte, en vain. La situation reste toujours désastreuse, chacun rejetant la responsabilité sur l’autre. Certains pointent du doigt le manque de civisme des citoyens, et ces derniers dénoncent le manque de bacs à ordures et de moyens. Les responsables, eux, continuent d’accuser les citoyens de ne pas respecter les horaires avec, en plus, le vol ou la destruction des bacs à ordures.


















