O. Degui
La dégradation effrénée de l’environnement et du cadre de vie des citoyens de la cité d’Ouzidane, dans la daïra de Chetouane, a pris de l’ampleur au point où la situation est devenue alarmante. Les habitants se plaignent de la prolifération des animaux errants, notamment les meutes de chiens qui infestent la totalité des milieux urbains et constituent un véritable danger pour les citoyens. Cette fâcheuse situation s’explique par l’arrêt des campagnes d’abattage de ces animaux depuis plusieurs années et par la prolifération des dépotoirs sauvages à l’intérieur et autour des cités, aggravée par l’irrégularité des rotations d’enlèvements d’ordures, outre l’incivisme de certains habitants qui jettent anarchiquement leurs ordures ménagères et autres. Les habitants de certaines cités n’arrivent pas à profiter de la quiétude de la nuit car, constamment dérangés par les aboiements et les batailles rangées que se livrent les canidés autour des décharges sauvages. Par ailleurs, d’importants centres urbains de la région sont envahis par des herbes sauvages, qui envahissent le moindre espace nu, sous forme de tapis épais où reptiles et insectes trouvent refuge pour ensuite infester les habitations. Jusqu’à présent, aucune commune n’a entrepris une campagne de nettoiement et démoustication. Ces hautes herbes constituent une sérieuse menace pour des départs de feu et tous les dangers qu’ils représentent étant donné que la région est couverte à plus de 90 % par les réseaux souterrains de distribution de gaz de ville. Cette dégradation constante du cadre de vie est davantage aggravée par l’incivisme de certains et l’étendue inquiétante que prennent les phénomènes de la consommation d’alcool et de drogue dans la région. Ces fléaux ont des répercussions sur l’ordre public telles que les agressions, les vols, les cas de tapage nocturne et autres.Les pouvoirs publics ainsi que la société civile sont interpelés face à cette situation préjudiciable. Ces fléaux sociaux qui frappent de plein fouet toute la région, se banalisent devant la passivité voire d’indifférence de tous. La sonnette est de nouveau tirée.



















