B.B

A Aïn Temouchent, des étudiants et des jeunes désoeuvrés trouvent dans le travail saisonnier et journalier une opportunité de gagner un peu quelques centaines de dinars pour subvenir un tant soit peu à leurs besoins en attendant des jours meilleurs. Après les travaux de vendanges, organisés en juillet-août, en ce début de la saison automnale, c’est la collecte des olives qui attire les étudiants et des jeunes chômeurs ayant des familles à charge. Samir, un étudiant en littérature, se dit obligé de se contenter d’un modeste revenu qu’il économise pour pallier aux imprévus au cours de l’année. Salah, père de trois enfants, éprouve, quant à lui, des difficultés pour joindre les deux bouts. « Je suis contraint d’exercer ce travail saisonnier pour améliorer le quotidien des miens. Quelques dinars de plus sont toujours les bienvenus », dira-t-il. Avec les programmes de plantations de vergers oléicoles, viticoles, arboricoles et la relance de l’élevage bovin, les petits métiers agricoles reprennent leurs droits dans cette région à vocation agricole et offrent des possibilités d’emploi, certes temporaires et trop souvent précaires, pour les jeunes, en attendant des possibilités meilleures.