Fakhreddine A.
La direction de l’emploi de la wilaya d’Oran, a enregistré un total de 8.000 offres d’emplois dans le secteur du bâtiment et de travaux publics, dans différentes entreprises activant dans le secteur.
Selon un responsable de cette direction, le déficit dans la main-d’œuvre dans le secteur est dû essentiellement au manque de formation. Dans le même cadre, nombre de jeunes ont expliqué leur refus de rejoindre les différents chantiers des travaux de bâtiments à cause de la rémunération dérisoire en comparaison avec ce que perçoivent les ouvriers Chinois, dans le même chantier, ainsi que le manque flagrants en terme de moyen de protection.
La multiplication des chantiers de construction dans les travaux publics et le bâtiment dans la wilaya d’Oran ces dernières années, ne s’est malheureusement pas répercutée sur l’absorption du taux de chômage. Face à cette situation les entreprises se tournent vers les ouvriers chinois et même les migrants africains pour combler le déficit en main d’œuvre. Par ailleurs et selon les statistiques récentes, le taux de chômage parmi les jeunes, notamment diplômés des universités, écoles supérieures et instituts s’élève à 15%.
Un bon nombre de jeunes diplômés ne trouvent pas en effet de débouché dans le monde de travail, amenant certains à accepter des postes inférieurs à leurs diplômes. Cette situation persiste en dépit des mesures prises par l’Etat dans le cadre de l’insertion des diplômés comme l’ANADE (ex-ANSEJ), CNAC et ANGEM. Selon les spécialistes, l’une des raisons les plus importantes qui ont contribué à l’augmentation du taux de chômage parmi les jeunes universitaires, est souvent en lien avec le cursus académique choisi par l’étudiant au début de ses études débouchant sur des spécialités dans des secteurs saturés.

















