Chahmi B.

« Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes notamment celles liée à l’immigration clandestine, les services de police de la sûreté de la daïra d’Ain El Türck ont démantelé une bande de malfaiteurs spécialisés dans l’organisation de traversées clandestines vers l’autre rive. », a indiqué la sûreté de wilaya d’Oran dans un communiqué diffusé hier. La même source fait état de l’arrestation de 5 individus, âgés entre 18 et 55 ans. Ces derniers en été appréhendés en flagrant délit alors qu’ils chargeaient des équipements à bord d’un camion. Agissant sur la base d’informations, selon lesquelles des individus étaient sur le point d’organiser un voyage clandestin vers l’Europe, et ce, depuis une des plages de la ville d’Ain Turck, les services de police ont enclenché une enquête qui leur a permis de vérifier ces informations et d’identifier les organisateurs qui ont été interceptés pendant qu’ils chargeaient des équipements nécessaires pour la traversée à bord d’un camion de transport marchandise de marque Sonacom pour ne pas éveiller les soupçons. Les enquêteurs ont saisi une embarcation, un motocycle de marque Yamaha, 3 téléphones portables et le camion de marque Sonacom, selon les précisions de la même source. Les passeurs seront présentés incessamment devant la justice. Ils devront répondre des griefs d’association de malfaiteurs, trafic de migrants, organisation sortie illégale du territoire national d’une ou plusieurs personnes en vue d’obtenir, directement ou indirectement, un avantage financier ou tout autre avantage. Rappelons dans ce cadre d’idées que la mi du mois de septembre courant, les services de police relevant de la sûreté de la wilaya d’Oran avaient annoncé le démantèlement de trois (03) bandes de passeurs composées de 14 individus, dont des repris de justice. Les enquêteurs avaient saisi dans le cadre de cette enquête deux (02) embarcations d’une longueur de 5,4 mètres, 03 moteurs : le premier de type « Yamaha » d’une puissance de 100 chevaux, le second de type « Mikiri » d’une puissance de 90 chevaux, le troisième Yamaha d’une puissance de 15 chevaux, 05 jerricans remplis d’essence d’une contenance comprise entre 20 et 30 litres, une somme d’argent estimée à 1 470 euros, un ensemble d’armes blanches prohibées, entre autres, un fusil harpon et 03 véhicules qui ont servi à transporter ce matériel ainsi que 03 téléphones portables.