Chahmi B.

Une vaste opération de ramassage et de rapatriement des migrants clandestins est prévue prochainement à Oran. C’est ce qu’a été annoncé par le wali, M. Said Sayoud lors du dernier conseil exécutif. Sayoud, a confirmé que ses services allaient bientôt engager une opération de ramassage des ressortissants africains en situation irrégulière en Algérie, et ce, au niveau d’un établissement qui a été désigné comme centre de rassemblement. L’opération sera entamée dès que le centre en question sera inspecté par la commission sécuritaire, qui déterminera s’il remplit les conditions nécessaires, notamment en ce qui concerne l’aspect sécuritaire. Les migrants clandestins seront installés temporairement au niveau de ce centre en attendant leur acheminement vers leurs pays d’origine, a expliqué le même responsable. Les autorités locales de la wilaya d’Oran sont décidées à mettre fin, cette fois-ci de manière définitive, au phénomène des migrants subsahariens qui ont envahi la ville d’Oran, comme d’ailleurs toutes les grandes villes du pays. Notons que des dizaines voire des centaines d’opérations de ramassage ont été enregistrées ces dernières années. Cependant il faut admettre que ces migrants clandestins, ces subsahariens, font désormais partie du décor de la capitale de l’ouest algérien qui s’apprête à accueillir la 19e  édition des Jeux Méditerranéens prévue en juin 2022. Ces migrants qui demandent l’aumône sont partout : au niveau des stations de transport en commun, dans les transports notamment dans le tramway d’Oran, dans les places publiques, devant les restaurants et différents commerces et surtout au niveau des grandes artères de la ville d’Oran, à savoir les rues Larbi Ben M’hidi et Mohamed Khemisti ainsi qu’au niveau de l’avenue Larbi Tebessi (ex Loubet). A la Place des Victoires et dans les Arcades des familles sont carrément installées. En plein jour, on voit des jeunes mamans plongées dans un sommeil laissant leurs progénitures, des enfants en bas âge et des bébés, qui s’accrochent aux passants pour demander « la sadaka ». « Nous ne sommes pas racistes, au contraire ils nous font pitié…et nous sommes désolés pour leurs situations», explique une jeune femme rencontrée à la rue Larbi Ben M’hidi à la station des bus des lignes 1 et 11. « Cependant laisser ainsi augmente le manque d’hygiène et par conséquent les maladies », a ajouté notre interlocutrice qui interpelle au nom de tous les Oranais, les autorités à haut niveau à trouver des solutions définitives car leur ramassage par les services concernés au niveau de la wilaya n’est pas la solution idéale puisque ils reviennent à chaque fois, a indiqué un citoyen qui attendait lui aussi le bus à la même station. Rappelons que des dizaines d’opérations de ramassage de migrants clandestins ont été effectuées au niveau de la ville d’Oran ces trois dernières années  mais en vain. Ces opérations ont permis le ramassage et le rapatriement de milliers personnes dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Ces migrants sont d’abord placés au centre d’accueil de Bir El Djir pour être ensuite reconduits aux frontières et enfin rapatrier dans leurs pays d’origine Il faut rappeler également dans ce contexte que l’Algérie procède au rapatriement des migrants clandestins en application des  accords conclus entre les autorités de leurs pays et l’Algérie. Ces migrants sont accueillis dans des centres de transit avant d’être reconduits dans leurs pays. Ces migrants  bénéficient de toute l’assistance requise pour leur prise en charge qu’il s’agisse des contrôles sanitaires et la procuration des repas et autres nécessités. Plusieurs secteurs d’intervention qu’ils soient sécuritaires ou sanitaires ainsi que les autorités locales respectives sont mobilisés pour la réussite des opérations de rapatriement. Mais le flux de migrants clandestins ne s’arrête pas et de plus de plus de SuChahmi B.bsahariens continuent d’affluer vers Oran et vers plusieurs wilayas du pays. Rappelons qu’en matière de rapatriement de plusieurs migrants clandestins de différentes nationalités, l’Algérie avait adopté une stratégie nationale de lutte contre la migration clandestine dans le strict respect des traités internationaux. Il faut noter que l’Algérie fait face au phénomène de migration clandestine à partir de 44 Etats africains, d’où l’adoption par le Gouvernement d’une stratégie nationale pour la lutte contre ce phénomène dans le strict respect des conventions et traités internationaux signés par l’Algérie notamment en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et de la dignité des migrants, en veillant à conférer le caractère d’intérêt national à ce dossier outre la préservation des relations privilégiées de l’Algérie avec les pays du voisinage.