Hafida B.
Dans une note envoyée aux walis de la république, Kamel Beldjoud, ministre de l’intérieur des collectivités locales et de la ville, demande une enquête sur le « phénomène de l’expansion des promotions immobilières et leur impact sur l’urbanisation ». Le ministre veut des explications sur les immeubles de la promotion immobilière qui remplacent les maisons individuelles dans les quartiers résidentiels et autrefois huppés et tranquilles. Il faut dire que ce phénomène a pris des proportions alarmantes à Oran, touchant tous les quartiers de la ville même les plus huppés tels que Saint Hubert et les palmiers. Aux quartiers des Castors, l’Hippodrome, Maraval, Gambetta, Courbet, cité Emir Abdelkader, Boulanger Choupot et autres, des riverains se sont mobilisés pour stopper les promoteurs immobiliers mais à chaque fois ces derniers finissaient par avoir gain de cause. Au quartier des Castors à titre d’exemple, un promoteur immobilier construisant un immeuble promotionnel sur le grand boulevard, a été stoppé par une décision de justice puis a repris les travaux en toute impunité. « Les quartiers perdent leurs cachets à Oran, les belles maisons sont remplacées par des tours, on se demande comment on peut laisser faire ce massacre de l’urbanisme. » s’indigne un habitant du quartier des Castors. « Ma villa s’est retrouvée comme prise dans un piège entre deux immeubles gigantesques, le soleil n’arrive plus à mon jardin, mes voisins et moi avons constitué une association de quartier afin de nous opposer aux promoteurs immobiliers privés, mais nous n’avons rien pu faire, ils ont les bras longs et les poches pleines. », a déclaré un habitant du quartier l’Hippodrome. S’agissant du procédé des promoteurs immobiliers on saura qu’ils postulent pour des permis de construire pour des immeubles en R+5 ou une hauteur autorisée par le PDAU pour le quartier, mais ensuite, ils arrivent à décrocher des permis de construire modificatifs ajoutant le double et plus des étages accordés en premier lieu. Les permis modificatifs sont délivrés par des commissions de communes et de daïras constituées de membres représentants différentes directions. La responsabilité à ces tours de plus de 12 étages dans les quartiers incombe à ces commissions. Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, estime que la prolifération des promotions immobilières en zones urbaine favorise l’émergence de zones d’ombre, défigurant les quartiers résidentiels engendrant la saturation des infrastructures et des équipements publics, ainsi que la détérioration de la qualité de vie. Il a indiqué que ces promotions immobilières ont un impact négatif sur le plan architectural et esthétique des villes. En effet, Les immeubles promotionnels ne sont pas en harmonie avec le bâti des quartiers où toutes les villas avaient le même style et la même hauteur, s’ajout à cela le fait, que la verdure disparaît avec les villas aux belles devantures et aux beaux jardins.
Cette note de Kamel Beldjoud devrait signer l’arrêt de cette agression du patrimoine architectural des villes et des promoteurs avide de gains au détriment de tourte une ville et de citoyens qui aspirent à la paix dans leur quartier.

















