Jalil M.
Plusieurs jours après la mise en exécution de la nouvelle loi qualifiant de délit toute spéculation ou monopole d’un produit alimentaire par les commerçants de gros et de détail, la situation n’a pas encore été résolue. A Oran, la hausse des prix continue, dans l’impunité totale, dont ceux de l’huile de table, qui est l’un des produits ayant été touchés par cette vague. Pis encore, en plus de son prix cher, l’huile est quasiment introuvable à travers les commerces, ce qui a mis les responsables de familles en alerte, en entamant une nouvelle course à la recherche de ce produit, qui s’ajoute à la longue liste des produits en rupture de stock. Tout cela, face à l’impuissance de la direction du Commerce et des Prix (DCP) qui ne peut jamais à elle seule contrôler cette anarchie qui règne sur le marché, avec lobbysme, informel et absence de mécanisme rigoureux pour exécuter la force de l’Etat.
Néanmoins, les services de la DCP ont lancé récemment une vaste campagne d’inspection des entrepôts déclarés par leurs propriétaires, et a affirmé que tout était ordinaire, et il n’y avait pas de stockage illégal d’une marchandise à des fin de spéculation et de monopole. Le directeur du secteur à la wilaya d’Oran, a nié catégoriquement dans un communiqué une quelconque crise de disponibilité de l’huile de table sur le marché local, accusant des tentatives de manipulation qui servent uniquement les intérêts des barons de la spéculation.
Dans ce cadre, le premier responsable du secteur, a révélé l’existence d’un stock de 3.000 tonnes de l’huile de table dans la wilaya d’Oran, garantie par deux unités de production qui peuvent suffisamment garantir la demande du marché local et les autres régions de l’ouest du pays.
Le même responsable, a révélé aussi que les différentes opérations de contrôle, ont révélé qu’aucune quantité de l’huile de table objet de spéculation n’a été découverte que ce soit dans les chambre froides ou entrepôts de stockage. Désormais la balle est dans le camp des commerçants de gros qui sont appelés à déclarer leurs lieux de stockage de marchandises avant 1er décembre prochain afin d’éviter les sanctions sévères qui seront prononcées à leur encontre s’ils seront impliqués de près ou de loin à cette crise.


















