Chahmi B.

Des habitants du site dit «Batimat Taliane», constitué de bâtiments en préfabriqué dans le quartier Es-Seddikia, sur les hauteurs d’Oran, ont organisé un mouvement de protestation, hier matin, pour exiger leur relogement. Cette fois-ci ils ont invoqué le risque sur leur vie de l’Amiante dont la présence a été prouvée dans leurs logements. ” Pas moins de 120 personnes sont mortes de 1983 date de notre relogement du quartier de Sidi Lahouari à ce jour, à cause de l’impact de l’Amiante. Des cas de cancers et de différentes pathologies respiratoires touchent nos familles à cause ce produit cancérigène.”, disent des habitants de cette cité. D’autres ajoutent, ” Nous demandons aussi que les recalés puissent aussi bénéficier de logements, et la wilaya doit veiller à assurer la rapidité des travaux afin que nous puissions être relogés avant 2022.”. Les protestataires, des jeunes pour la plupart d’entre eux, ont bloqué la route de leur quartier, très fréquentée en ces heures de pointe, passage obligatoire vers diverses destinations (centre-ville, Millenium, Akid Lotfi, entre autres), créant de longues files de véhicules particuliers ou de transports collectifs. ” Nous sommes près de 1201 familles qui vivent depuis 1983 dans cette cité de logements préfabriqués dont la durée de vie est largement dépassée. Plusieurs actions de protestation ont été organisées par le passé dans le but d’attirer l’attention des autorités locales sur notre sort et de les contraindre à respecter les engagements de leurs prédécesseurs quant à notre relogement. A signaler qu’il y a eu un décès à cause de l’Amiante vendredi dernier, ainsi le nombre est à 120 décès. ».