Fatima B.
Les habitants du bidonville « Essbika », sont revenus à la charge en ce début de semaine bloquant la route principale menant à l’université d’Es-Senia (RN2) à la circulation. « Nous avons droit à un quota de logements sociaux » ont crié les protestataires ajoutant « nous sommes les laissés-pour-compte, tous les walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya n’ont pas pris en considération notre situations ni nos revendications, nous exigeons d’être reloger, nous avons droit à vivre dans un logement décent comme tous les Algériens.». Dans ce bidonville, longeant la voie ferrée, « El SBIKA » dont il porte le nom, vivent près de 800 familles. Bien évidemment, ce bidonville a pris une extension d’une année à l’autre, sans que les responsables de la commune d’Es Senia ni ceux de la daira et encore moins ceux de la wilaya ne cernent le problème. Selon des anciens de la commune d’Es Senia, « le bidonville « Essbika » existait avant celui du CUMO et du virage de Ain El Beida, c’est son emplacement loin de la visibilité des responsables qui a fait son oubli. ». Cet emplacement est pourtant d’une grande gêne à la société nationale de transport ferroviaire SNTF et ses voyageurs à destination des wilayas d’Ain Temouchent. En effet, et pour mieux se faire entendre, les occupants du bidonville ont bloqué la voie ferrée à la circulation en bétonnant un tronçon. Sauf que la SNTF a trouvé un plan B qui a toutefois un coût. Les voyageurs pour les wilayas suscitées étaient transportés par bus à la gare de Misserghine pour y prendre le train. Hier encore, les habitants du bidonville ont repris leur protestation, ils ne comptent pas cette fois-ci se laisser faire, « Nous bloquerons la voie ferrée et la route jusqu’à ce que le wali nous trouve une solution.», disent-ils.

















