Linda Otsmane
Bien que la quasi majorité
des citoyens qualifie l’opération
de réfection des bordures
des trottoirs, de gaspillage
des deniers publics, et de mauvaise gestion de l’argent public,
une minorité des riverains,
considère que l’opération de pose
des bordures des trottoirs, qui bat son plein au niveau des axes les plus
névralgiques au niveau d’Arzew, depuis la journée d’hier, fait partie de l’embellissement urbain.
Sous le slogan « On efface tout et on recommence », cette opération d’esthétique n’a aucun sens aux yeux des Arzewiens qui ont critiqué le fait que les autorités insistent à chaque fois de refaire les travaux déjà effectués il y quelques mois seulement. « Avant son départ, l’ex P/APC a lancé à la fin de son mandat une opération similaire pour justifier les failles financières qu’auraient engendrés les différents actes de l’attribution des marchés publics, souvent contraire à la loi. Ce que nous constations, c’est que les travaux ont concerné des sites qui n’ont pas besoin d’entretien.
Il fallait consulter le plan d’aménagement pour identifier les zones nécessitant un programme du genre avant d’entamer ces travaux dont le seul point à soulever est la perturbation du trafic routier», dira M. Abdelkader, un des membres d’un des différents comités de quartier.
De leurs côtés, des sources de l’APC se sont déjà opposés à certaines décisions prises lors de la dernière session ordinaire tenue à l’occasion des préparatifs des JM 2022 faisant état d’éventuels transferts de fonds réservés à certains projets pour les injecter dans d’autres moins utiles, selon leurs avis. Notons que le programme en cours a ciblé le quartier Tourville, la cité Benoulaid, en attendant d’autres qui ne sont pas identifiés pour le moment.
Au lieu de s’occuper des grands espaces, comme la placette ou encore le front de mer, l’argent est investi dans des projets douteux surtout que l’entrepreneur conventionné avec l’APC a écopé de deux ans de prison ferme pour obtention de privilèges indûment perçus auprès de l’ancien P/ APC, le dénommé A.M, en l’occurrence accusé et condamné lui aussi pour dilapidation de deniers publics. «Le même entrepreneur continue de négocier avec l’actuelle APC.
Il a même décroché des marché publics en gré-à-gré, où il est en train de faire main basse sur les projets programmés par l’APC dans le cadre de l’aménagement urbain », une affaire à suive dira l’un des élus de l’opposition. Notons que cette opération de la pose des bordures n’a suscité aucune réaction positive auprès des citoyens. « C’est devenue une tradition, chaque P/APC commence son plan de travail par la pose des bordures ! D’ailleurs, nous ne pouvons pas qualifier cette opération comme étant une priorité, du moment qu’elle ne sert à rien, si ce n’est de remplacer des trottoirs pour poser d’autres nouveaux des trottoirs, malgré que les précédents ne présentaient ni dégradations ni usures ou autres anomalies à même de gêner le flux piétonnier ! », dira M. Ali, un citoyen disposant d’un petit espace dans le marché ambulant de légumes et fruits à la cité Mustapha Benboulaid où il exerce.



















