Linda Otsmane

Le phénomène de pillage de sable refait son apparition à chaque saison estivale et ce en dépit du dispositif sécuritaire mis en place par les instances spécialisées dans le cadre de la préservation de l’environnement. En effet, Mers El Hadjaj est considérée comme étant la zone la plus exposée à ce fléau, malgré l’existence d’une unité de production des matériaux de construction au niveau de la région côtière « d’El Mactaâ ». D’ailleurs, une affaire du genre a été traitée récemment par les services de la Gendarmerie Nationale qui ont procédé à l’arrestation de deux personnes qui étaient à bord de deux camions transportant une quantité considérable de sable de mer. Or, la qualité du sable de nature siliceuse souvent critiquée par les connaisseurs du domaine du bâtiment, n’a pas empêché les trafiquants de ce matériau à s’orienter vers le sable du littoral. Cette procédure ne cesse de porter préjudice à l’environnement et ce, eu égard à l’érosion de l’écosystème qui favorise la dénudation des sols et accentue de la sorte la poussée du sable vers les nouveaux lotissements, selon un spécialiste en la matière. D’ailleurs, l’exploitation frénétique du sable de mer un atteint un niveau catastrophique, apprend- on de sources municipales. «Les entrepreneurs doivent s’approvisionner des carrières, vu que le sable de concassage est très efficace du point de vue technique. Ainsi, il faut renforcer la production de ce type de sable avec l’exigence de la qualité physicochimique pour son utilisation dans le béton et autres, surtout que les prix du sable de concassage disponible dans le marché local demeurent plus au moins abordables ».
Renforcement des activités minières
Afin d’approvisionner le marché local en ce sable dit de « Carrières », il a été recommandé aux exploitants de l’ensemble des carrières que compte la wilaya d’Oran de renforcer les activités minières. « La ruée frénétique du béton armé et l’application de la nouvelle réglementation relative aux modalités de la délivrance des autorisations de l’exploitation des sablières jugées très compliquées ont donné lieu à l’organisation des réseaux spécialisés dans l’extraction de cette substance minérale pour l’acheminer ensuite vers les entrepôts des magnats du sable », indique notre source. Quant aux peines prévues à l’encontre des contrevenants, l’on apprend qu’une forte amende doublée d’une mise en fourrière du véhicule leur sera appliquée. Le prix de cette amende dépend des circonstances ayant entraîné les faits. Cependant la durée de la fourrière est généralement de six mois.