Kaid Omar
Tel un leitmotiv lors de la signature d’un traité de paix entre belligérants, les communes implantées le long de la côte ouest, semblent avoir se donner le mot pour ne prendre aucune initiative quand à d’éventuelles campagnes de démoustication et de dératisation. Un constat bizarre où pas le moindre mouvement ou gesticulation dans ce sens ne pointe à l’horizon au niveau des QG municipaux des principales localités de la corniche oranaise. Des campagnes, qui, jadis se faisaient sans bruit ni tambour battant, et qui étaient opérées dès la mi-mai de chaque année dans une ambiance populaire. Rappelons-nous des camionnettes munies de porte-voix et haut-parleurs de fortune, sillonnant rues et venelles de chaque contrée à travers les quartiers populaires et qui annonçaient 24h à l’avance le passage des agents communaux pour des opérations de désinfection et de démoustication. Des équipes qui traversaient coins et recoins des communes, cités d’habitation ainsi que toutes les zones du littoral. Des annonces dont le seul souci était d’avertir la population à prendre les mesures adéquates en fermant portes et fenêtres à l’heure H, plus particulièrement à protéger les personnes atteintes d’insuffisance respiratoire. C’était dans une époque récente, malgré le peu de moyens, les services d’hygiène et d’entretien communaux, agissaient par conscience, sous la coupe de gestionnaires intègres au service du contribuable. Jadis, hélas ! Que s’est-il passé depuis pour que les élus versent dans ce laxisme inquiétant et cette léthargie, et qui n’utilisent pas les moyens et matériels publics en leur possession ? Et pourtant, il ne faut pas être un diplômé chevronné et assermenté, titulaire d’un cursus de formation sorti de l’Académie de Saint-Cyr ou de l’ENA pour entamer des campagnes de ce genre. Un peu de respect messieurs les représentants du grand peuple pour ceux qui vous ont investis de leur confiance. Sachant que les populations locales respectives souffrent le martyre, notamment les bébés et les personnes du 3ème âge qui consomment 5 fois plus de vinaigre que durant toute l’année afin de soulager les piqures d’insectes volants et dont la gêne irrite et le derme et le mental. Des nuées de moustiques inondent les villes et menacent les zones urbaines. Sachant que les risques du retour du moustique-tigre est imminent où l’on parle de la transmission par ce moustique de maladies comme la dengue, le chikungunya et à moindre degré le zika, bien que les déclarations de responsables au niveau du Ministère de la santé assurent que le moustique-tigre est seulement possible dans les pays où il existe une endémicité de ces maladies et qu’en Algérie il n’y a pas de risque de transmission car ces maladies n’existent pas. Le seul risque que représente le moustique tigre en Algérie consiste en des démangeaisons atroces qui donnent une réaction allergique parfois importante. Sachant également que lorsque le moustique pique, il introduit sa salive pour fluidifier le sang et ainsi pouvoir prendre son repas, c’est cette salive qui entraîne des réactions allergiques. Quand aux opérations de dératisation, cela ne semble plus faire partie des prérogatives des Exécutifs communaux, beaucoup plus enclins à se mobiliser pour les opérations d’urbanisme et de terrains du foncier et autres commissions de marchés publics. Et à juste cause d’ailleurs pour dératiser les mentalités. Les bouches d’égouts et égouts, obstrués et polluant l’air, se feront à une date ultérieure, au moment opportun et conjoncturel. En attendant, les gestionnaires et élus des communes côtières se confinent dans des saisons qui ne sont pas les nôtres, en nette avance ou en décalage dans le temps et l’espace ? On ne sait pas plus !



















