Y.Z
La direction de l’industrie de la wilaya de Mostaganem a initié une opération de collecte des peaux de moutons sacrifiés durant l’ Aïd El-Adha pour les mettre à la disposition des tanneries en vue de leur utilisation locale ou de l’exportation. La direction de l’environnement, l’entreprise EPIC Mosta-Propre et le Centre d’enfouissement technique (CET) de Mostaganem ont été impliqué dans cette campagne. Selon de nombreux citoyens, au premier jour de cette fête religieuse, de nombreuses peaux gisaient çà et là à travers de certains quartiers de la ville et, qu’avec la faveur de chaleur élevée, des odeurs fétides commencent à empester l’environnement et à incommoder les voisinages par certains dépôts sauvages de peaux. Malgré les recommandations faites par la tutelle soulignant le rôle important des acteurs locaux dans la réussite de cette opération, sur le terrain, la situation est toute autre. Il semblerait que l’opération de récupération n’a pas bien fonctionné à Mostaganem. Cette opération vise quand même, à préserver l’environnement et à inclure dans la culture locale des citoyens la participation à la valorisation des matières premières, pouvant permettre la réduction des importations et soutenir la production nationale. Sur un autre plan concernant la protection de l’environnement immédiat qui relève plus du civisme citoyen, il a été constaté qu’au niveau des parties communes, comme les terrasses, les escaliers et les couloirs des immeubles anciens du centre-ville de Mostaganem, sont souillés de sang et autres détritus au grand dam des voisins. De nombreux mostaganémois citoyens estiment que l’opération de ramassage des peaux des moutons se fera probablement, après le premier jour de l’Aïd et que la question de l’insalubrité de l’environnement relève de l’incivisme des citoyens indélicats.
Selon certaines sources fiables, avant 2018, ce sont plus de 2,5 millions de moutons qui sont sacrifiés et que depuis cette date, ce chiffre est tombé pour atteindre près de 1 million de têtes et donc autant de peaux à récupérer et 500 tonnes de laine à collecter, alors qu’il est possible de mieux faire à travers des organisations de quartiers précédée par une large opération de sensibilisation.
Une évaluation à postériori, de cette opération serait opportune pour en tirer des conséquences et des leçons de gestion de cette matière première, estiment les spécialistes.

















