B.B

Les travailleurs de la terre ont pris la mauvaise habitude de prolonger leur repos après les journées chômées et payées à l’occasion de la célébration de l’Aïd El Adha. A Aïn Temouchent, cette situation a eu pour conséquence de créer une pénurie de denrées alimentaires au niveau de plusieurs localités de la wilaya. Certains commerçants n’ont décidé d’ouvrir leur magasin qu’à partir de troisième jour de cette fête religieuse. Quand on cherche à comprendre, des opérateurs et mandataires expliquent que les ouvriers qu’ils embauchent ne sont pas natifs de la wilaya d’Ain Temouchent. Ils sont recrutés des régions de l’intérieur, comme Relizane, Saïda, Chlef, Aïn Defla et qu’ils sont contraints à demeurer plus longtemps parmi leurs familles. De ce fait, les marchands de fruits et légumes imposent leur loi. Hier, la tomate est passée à 170 DA le kilo, alors que deux jours avant l’Aïd, elle a été cédée à 100 DA. La laitue a dépassé le cap de 150 DA et le haricot vert s’est affiché à 250 DA. Le départ massif des ouvriers de la terre et des travailleurs du circuit de l’alimentation, les boucheries et les boulangeries notamment est récurrent. Et chaque fête, le problème se pose avec acuité surtout quand l’Aïd coïncide avec un week-end prolongé comme c’est le cas cette fois-ci. Le programme des permanences est très peu respecté et des connaisseurs estiment nécessaire l’introduction de dispositions permettant de retenir, à tour de rôle, la moitié des travailleurs, pour peu que des encouragements pécuniaires soient appuyés par des mesures légales mises à la connaissance des travailleurs au préalable.