Y. Z
Le premier jour de l’Aïd El kebir, de nombreux citoyens de Mostaganem se sont rendus aux cimetières pour se recueillir à la mémoire de leurs disparus, réciter des versets du Saint Coran sur leurs tombes et prier le salut des disparus. Nombreux ont été ceux qui ont été choqués par le manque flagrant d’entretien des cimetières et le piteux état dans lequel se trouvaient ces lieux de repos éternel. Cette situation persiste depuis des années, les critiques ont été nombreuses et beaucoup d’encre a déjà coulé par le passé à ce sujet. Pourtant l’article 149 du code des collectivités locales est très clair et explicite à ce sujet : la gestion des cimetières est un service public des assemblées populaires communales. Mais hélas, ce n’est pas toujours le cas car, pour rappel, de nombreux citoyens anonymes participent à l’entretien des cimetières. Cette tâche a vu de tous temps des initiatives prises par le bienveillant bénévolat, notamment celui de quelques associations de la société civile qui sont pratiquement toujours les mêmes à s’y impliquer .Il est vrai que l’APC aussi participé en alimentant le compte dans les deux budgets mais avec un certain désintérêt visible sur les lieux qui en disent parfois assez long. Quand il lui arrive parfois de se sentir sous l’effet d’une forte pression extérieure ou d’une conjoncture particulière, l’APC concernée agit vite pour sauver la face puis retombe dans son indifférence, au grand dam des citoyens. Ces derniers n’hésitent pas à critiquer les APC qui brillent par leurs absences quant à l’entretien régulier des cimetières musulmans de la commune, contrairement à d’autres cimetières d’une autre confession. A ce sujet, ils estiment, à juste titre, que la gestion des cimetières devra se faire par un service spécial de pompes funèbres relevant d’une entreprise étatique du genre « EPIC », dotée d’un budget annexe qui pourra recevoir des dons. Ainsi, l’entretien des cimetières devra se faire toute l’année, vu qu’ils juxtaposent souvent des habitations comme c’est le cas du cimetière Sidi Ben Houaoua, de Sidi Allal Ksouri et autres. Les cimetières sont presque tous situés en zone urbaine, dans différents grands quartiers de la commune et malgré cela, ils n’ont reçu aucun aménagement régulier au moins, en respect à leur sacralité et à leur droit d’avoir un état digne de leur statut d’espace public réservé. Il sied de rappeler une fois encore qu’un cimetière bien entretenu est synonyme de sérénité qui invite ses visiteurs à passer un moment de recueillement, de prières et de méditation en hommage aux morts.


















