Lancé en 2020, le projet de développement des zones d’ombres, dans la wilaya d’Ain Temouchent, a permis d’insérer, dans le milieu professionnel, des centaines de jeunes désœuvrés, en quête d’opportunités leurs permettant de réaliser, tant soit peu, leurs rêves grâce aux efforts d’assistances fournis par l’agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE) et les autre dispositifs (CNAC, ANGEM, ANEM). Environs 150 sites, répondant aux critères de choix, ont fait l’objet de viabilisation et d’aménagement. Ces opérations d’envergure ont été prises dans le cadre des projets inscrits au titre des programmes communaux et sectoriels de développement , d’une part, et des opérations mises en route au titre des missions dévolues à l’ANADE, d’autre part. Aujourd’hui, comme l’a si bien dit le directeur, de la wilaya, chargé des services de l’agriculture, il existe dans la wilaya trois sous-ensembles distincts qui sont les plaines pour le développement des grandes cultures stratégiques (céréales et légumes secs), les montagnes consacrées aux cultures rustiques (oliviers, figuiers, l’amandier) et la bande du littoral réservée pour le développement des cultures maraîchères et la vigne. Le programme des zones d’ombre vise à renforcer le cadre de vie des communautés paysannes dans la nouvelle dynamique de gouvernance des aires à promouvoir en les dotant des mécanismes nécessaires et utiles avec, en sus, la priorité pour réglementer l’exercice des activités touristiques et artisanales. Les petits métiers du terroir hérités de père en fils ont été répertoriés et ciblés à l’effet de les réhabiliter dans le cadre d’un programme d’appui aux zones d’ombre. On cite les localités relevant des communes de Tamzourah, Oued Sabbah, Sidi Boumediene, Hassasna, Oued Berkeche, Aghlal, Ain El Kihel, Ain Tolba, Sidi Safi, Émir Abdelkader, Sidi Ouriache et Souk Letnine. Déjà depuis 2019, les populations des dites zones ont bénéficié des stages de formation in initiés par la chambre de l’agriculture en étroite collaboration avec l’institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS) d’Ain Temouchent. Ces stages de formation ciblaient les domaines de l’élevage, le traitement phytosanitaire des arbres fruitiers, l’engraissement des ovins, l’irrigation économique dite du goutte à goutte, la gestion nutritionnelle du bétail d’engraissement, le traitement phytosanitaire et la plantation de la vigne, l’industrie des produits laitiers et la pisciculture intégrée. Il est précisé que ce programme de formation vise tout particulièrement à développer les connaissances des jeunes fraîchement mis en relation avec les métiers de la terre et de l’élevage ovin, caprin et bovin. Un développement qui permet aussi à améliorer les conditions de vie et de revenus des communautés villageoises, protéger les les ressources naturelles, la restauration des sols et la conservation et la valorisation de la biodiversité naturelle et pratiquée. La finalité est d’arriver à la diversification des activités avec des appuis financiers pour la mise en place des micro-projets les fermes ou des startups pour les produits issus des universités et des instituts de formation. Depuis peu des représentants de sept wilayas de l’ouest algérien ont, lors d’une rencontre qu’a abritée l’institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS), d’Ain Temouchent, abordé la thématique relative à l’élevage caprin en Algérie et plus précisément dans les zones d’ombre. C’est une activité qu’il faut impérativement moderniser avec la création de la filière caprine, un préalable qui contribue à la prise en charge des préoccupations des éleveurs. Il constitue réellement le dada de la femme rurale, une activité qui permettra à celle-ci de bénéficier, dans le cadre des dispositifs d’aide et d’accompagnement, des crédits bonifiés. Parmi les contraintes évoquées on cite notamment l’insuffisance des aliments, les fourrages et la méconnaissance de l’élevage caprin. Par ailleurs l’idée d’importer des chèvres pleines a été évoquée mais la première chose à réaliser en premier est la création de la filière caprine. Boualem. Belhadri



















