Linda Otsmane
Une correspondance administrative a été adressée par les représentants du Conseil National Autonome des Professionnels des Collectivités locales (CNAPCL) au président de l’APC d’Arzew pour le renouvellement de la section syndicale, dont le mandat a expiré depuis plus de trois ans. Le motif de cette correspondance a pour objet la dénonciation de la décision émanant du premier magistrat de la ville qui a décidé la prolongation du mandat de ladite section, sous l’égide de l’UGTA. Une mise au point sur la nécessité d’annuler cette décision prise d’une façon arbitraire et unilatérale contrairement à la réglementation en vigueur délimitant la durée du mandat du syndicat à trois années non renouvelables. « L’ex section syndicale continue à exercer sur le terrain avec la complicité des responsables locaux faisant fi des textes réglementaires, bien que notre bureau soit le premier du secteur qui a son agrément et puisse fonctionner normalement selon la loi en vigueur », dira une source de la nouvelle section syndicale. En effet, nous avons appris que ce même syndicat a été approuvé par le Ministère des collectivités locales depuis 2021 et que ses membres, représentant un pourcentage de 20% de l’ensemble des travailleurs que compte la commune, sont en train de suivre les démarches administratives pour la constitution de sa composante après, bien entendu, la tenue de la session ordinaire que présidera le P/APC. « Pour le moment, l’installation du bureau local des Œuvres Sociales de l’APC reste tributaire de la décision de ce gestionnaire qui refuse de collaborer en dépit de tous les écrits que nous avons adressés à qui de droit, dont la daïra et la wilaya », indique notre source.
Le Maire accusé de transgression de la loi !
En ce qui concerne le retard signalé dans l’octroi de la prime du rendement PRI, une source municipale nous confirme que la note émanant du ministère des Collectivités locales stipule que cette prime, représentant un pourcentage de 2%, doit être octroyée par la direction des Œuvres sociales de l’APC conformément à la réglementation en vigueur. «Auparavant, l’APC assurait le payement de cette prime aux travailleurs pour, justement, combler le déficit constaté en matière de gestion du budget des œuvres sociales de la municipalité d’Arzew et ce, contrairement à la loi», a-t-on expliqué. Notons que la situation illégale de l’ancien syndicat de l’APC d’Arzew a pénalisé tous les employés de la commune qui ont été privés de toutes les actions sociales dont ils peuvent jouir. « Bénéficier de cette prime est un droit légitime que nous continuons à défendre C’était vraiment dur de voir des chefs de familles passer l’Aid El Adha sans mouton », dira un ex cadre syndical. Notons qu’avant l’Aid El Adha, l’ensemble des travailleurs ont observé un sit- in devant le siège de l’APC pour faire entendre leurs voix et revendiquer leurs droits.
Les communaux exigent une enquête approfondie
Dans un autre volet, nous apprenons qu’une enquête approfondie sera déclenchée dans tous les services de l’APC après les informations circulant dans toute la commune faisant état des certains cas d’employés qui n’ont jamais exercé à la mairie et qui continuent à percevoir leurs salaires normalement. Il s’agit surtout de faux éboueurs que certains employés affirment qu’ils ne l’ont jamais été ni travaillé à l’APC, preuve à l’appui est le déficit signalé en personnel chargé de la collecte des ordures bien que le nombre dépasse les 1 400 personnes, selon le recensement fait par le service du personnel relevant de cette collectivité locale.

















