Boualem Belhadri

En avril 2019, un dossier technique de labellisation de l’oignon blanc de la région d’Oulhaça (Aïn Temouchent) a été présenté au ministère de l’agriculture par les responsables du programme d’actions pilotes pour le développement agricole et rural. Selon la doctorante Abdellaoui Hadjira, l’ex ingénieur agronome, qui vient d’animer une journée d’étude à un groupe d’étudiants du département agronomie, la culture de l’oignon blanc d’Oulhaça n’est pas pratiqué à l’irriguée. C’est une culture saisonnière qui repose sur la pluviométrie et qui n’utilise ni engrais chimiques ni eau d’irrigation. C’est un produit bio d’excellentes valeurs nutritives et culinaires. Initié en partenariat entre l’Algérie et l’Union Européenne dans le cadre d’un cofinancement à hauteur de 20 millions d’euros, le programme en question visait la création d’une association de maraichers d’Oulhaça pour la promotion de ce légume cultivé, dans la région depuis le 18ème siècle, a souligné la doctorante. Comme l’avait si bien révélé par Bouziane Rahmouni, le représentant du programme à Ain Temouchent, lors d’un atelier en 2019, la région d’Oulhaça a cette particularité de terre volcanique, riche en minéraux qui s’adapte au développement des légumes dont l’oignon blanc. Cette évidence a été aussi mise en relief par la doctorante Abdellaoui. Ce qui est sûr est que les fellahs d’Oulhaça ont rempli leur part d’engagement. La production de l’oignon blanc a augmenté énormément mais sa commercialisation sur le marché européen attend toujours.
A qui profite cette situation ? En attendant la chambre professionnelle des agriculteurs de la wilaya, l’association des maraîchers d’Oulhaça, la direction des services agricoles de la wilaya, la commission de l’APW chargée de l’agriculture, la chambre de commerce et industrie peuvent contribuer à la réussite et à l’aboutissement de ce projet estiment aussi bien les spécialistes que les professionnels de la terre.