R.L

Les parents d’élèves de l’école primaire Chahid Ali Belhadji à Misserghine construite en préfabriqué au niveau de la cité des 300 logements AADL, ont lancé un appel aux autorités locales pour la réalisation d’une nouvelle école primaire selon les standards reconnus pour permettre à leurs enfants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.
En effet, l’établissement scolaire dont il s’agit a été érigé provisoirement sous l’effet de la contrainte temps à même d’offrir aux élèves nouvellement résidents à la cité des 300 logements AADL2, d’entamer les cours.
Mais depuis, les années scolaires se sont écoulées, les chérubins sont restés là, confrontés aux aléas des graves conséquences de l’amiante et des autres matériaux nocifs à la santé humaine. Les frêles enfants risquent de subir d’énormes problèmes de santé provoqués par l’invisibilité de ces rongeurs organiques. Aussi, les parents d’élèves, patients auparavant, ont exprimé récemment leurs inquiétudes quant aux matières utilisées dans la réalisation de cette école en préfabriqué, ne cachant pas leurs craintes sur la santé de leurs enfants qui devraient passer entre 5 et 6 ans dans le palier primaire. L’amiante, c’est comme le monoxyde de carbone, il tue en silence, à la différence qu’il soit inodore et incolore. À noter qu’un total de 250 élèves suivent leurs cours dans cette école en préfabriqué, sachant aussi que l’ossature des classes n’est pas protégée puisque qu’une simple baguette a été installée, et qui ne va nullement empêcher l’infiltration de corps chimiques étrangers, destructibles, estiment les parents d’élèves. Ces craintes, légitimement exprimées, ont poussé les parents d’élèves à réfléchir à d’autres issues de solution où ils proposent, soit la réalisation d’une nouvelle école ou tout simplement la ventilation et le transfert, des élèves concernés, vers d’autres établissements primaires à travers les quartiers de la cité des 3000 logements Ahmed Zabana.
Pour rappel, le chef de l’exécutif de wilaya, lors de la deuxième session ordinaire de l’assemblée populaire de Wilaya, a instruit les élus et les gestionnaires du secteur de l’éducation, à ne plus réaliser des écoles en préfabriqué à travers les nouvelles cités tout en insistant sur l’éradication de ce qui existe déjà.