Linda Otsmane
Avec la montée du mercure et l’atmosphère suffocante qui opprime la ville d’Arzew, une ruée espérant bénéficier des commodités de confort et de repos après une longue année de labeur, est attendue quotidiennement sur le littoral arzewien en quête d’un peu de fraîcheur. Drainés par la hausse de la température, une centaine de baigneurs qui sont venus des communes avoisinantes comme Hassi Mefsoukh, Sidi Ben Yebka, Hai Bouamama pour rejoindre cette partie de la ville, se plaignent généralement de l’absence de moyens de transport. Pour les Arzewiens, ou du moins ceux qui préfèrent faire trempette sans se taper de longs trajets, ces derniers optent pour les plages les plus proches comme celle de la « CNS » ou encore celle de « Saint Michelle », vu que cette plage se trouve à un quart d’heure du chef – lieu de la commune. « En dépit de son aspect panoramique peu plaisant connu par son eau peu profonde, son rivage rocailleux et ses rochers éparpillés un peu partout, cette plage accueille plus d’estivants eu égard au programme d’entretien dont elle vient de bénéficier notamment sur le plan sécuritaire avec l’élargissement du virage et l’aménagement des escaliers », apprend- on d’une source municipale. Un père de famille rencontré sur les lieux nous a déclaré que les arguments avancés par les élus locaux demeurent insignifiants, étant donné que le tronçon reliant le front de mer de la ville d’Arzew à la plage « Saint Michel » ne dépasse guère le kilomètre et devient durant la saison estivale une route à fort trafic piétonnier. « Moi personnellement, je préfère éviter les problèmes liés à l’absence des moyens du transport. Donc, j’ai eu souvent recours à cette plage des plus accessibles du fait qu’on peut rentrer chez nous à pieds, l’essentiel, est que mes enfants se baignent », dit –il. Signalons que la situation d’anarchie et l’absence de structures d’accompagnement régulatrices de ce tourisme de masse, ont fait que les Arzewiens se trouvent souvent pénalisés. Ils sont contraints de s’abstenir à visiter le littoral, pourtant si proche, pour diverses raisons. D’abord, le littoral est quasiment pollué en raison du déversement quotidien des eaux usées ainsi que des rejets de la zone industrielle. « On aperçoit souvent quelques nappes de couleur noirâtre dues au passage des navires transporteurs des produits pétroliers notamment dans la plage Saint Michel », dira un estivant.
Un plan inefficace
« Le programme mis en place par l’APC pour l’identification des foyers dont le rejet des eaux usées se fait en mer n’a pas abouti à des résultats satisfaisants avec l’extension de la zone balnéaire de Haï Akid Otmane où plusieurs nouvelles constructions illicites ont été recensées », signale-t-on. En attendant, l’on a remarqué que l’afflux des estivants devient considérable dés le coucher du soleil où de nombreuses familles viennent aspirer des moments agréables dans ce coin balnéaire illuminé par les torches de la zone industrielle. D’ailleurs, l’installation d’un barrage fixe de la Gendarmerie Nationale sur la route surplombant le parc de cette plage a eu des effets appréciables sur le plan sécuritaire eu égard à la régression du taux de la criminalité dans toute la zone côtière de Cap Carbon.


















