R.L
La plupart des marchés locaux d’Oran connaissent une forte demande sur les produits cosmétiques à petit prix, des produits qui souvent sont sous délai de péremption ou d’origines inconnues.
Dans ce contexte, et lors d’une virée au marché de M’dina J’dida, nous avons remarqué une affluence considérable, et tous les acheteurs étaient unanimes pour dire que les prix sont nettement inférieurs à ceux pratiqués par les commerces spécialisés en produits cosmétiques et de beauté. Les commerçants quant à eux, ont tous fait état que les produits proposés à la vente sont conformes à la commercialisation et que les prix varient selon les marques. Dans le même cadre, les détenteurs de tables ou les vendeurs ambulants, ont expliqué que leurs produits se vendent comme des baguettes de pain grâce à leurs prix attractifs, alors que des femmes qui se trouvaient sur place ont affirmé que les prix affichés étaient irrésistibles, à l’exemple des marques Dove, ou Johnson and Johnson.
Cependant, malgré la grande demande de ces produits parmi la population, notamment la gent féminine, nombreux sont ceux qui refusent de l’acheter et considèrent qu’il s’agit d’un gaspillage d’argent et d’une menace pour la santé, considérant que ce sont des produits dangereux puisqu’ils sont exposés au soleil toute la journée dans des conditions déplorables. Une des jeunes femmes qui se disait avoir vécue une mauvaise expérience avec ce genre de produits nous a affirmé : “Pour économiser un peu d’argent, j’ai acheté un produit de beauté qui a fait apparaître des rougeurs et des boutons sur mon visage, du coup, j’étais obligée d’aller voir un dermatologue, qui m’a prescrit des médicaments qui ne sont pas en majorité remboursables ».
Dans un entretien avec le Dr. S.H, médecin spécialiste au CHU Dr Benzerdjeb, il a assuré que ces produits contrefaits qui circulent sur les marchés, notamment à M’dina J’dida, sont des contrefaçons et portent des marques internationales, ajoutant qu’ils sont constitués de substances inconnues et qu’ils sont quotidiennement exposés au soleil, ce qui entraîne l’apparition de réactions chimiques qui affectent la peau, et avec le temps, des taches noires et des cernes apparaissent avec une pilosité épaisse au niveau de la peau du visage et de nombreux problèmes difficiles à traiter par la suite.
Dans le même contexte, le directeur local du Commerce, M. Fighi Abderahmane, et en réponse aux doléances à propos de la multiplication de vente de ce genre de produits dangereux sur la santé publique, et en réaction face à ce phénomène, notre interlocuteur affirme que ses services ont redoublé d’efforts et d’effectifs de contrôle pour lutter contre tous les produits présentant un danger sur la santé des consommateurs ou non conformes au code du commerce, dans l’objectif d’intensifier les mécanismes d’encadrement et de contrôle, ajoutant que le marché noir est très vaste comparativement aux effectifs dont dispose la direction du Commerce pour maitriser plus efficacement le marché.



















