Zitouni Mustapha
Le wali d’Oran vient d’ordonner l’ouverture d’une enquête, visant à mettre toute la lumière sur une pratique longtemps décriée mais nettement constatée au fil des années et qui consiste en la revente de logements publics à caractère social, donc censés être destinés à la catégorie des nécessiteux, ces logements sont carrément mis en vente par leur bénéficiaires censés être en besoin d’un toit, mais malheureusement une fois acquis, les nouveaux propriétaires n’hésitent pas à proposer sans aucun scrupule ces logements à la vente, via des agences immobilières, ou en passant des annonces à travers les journaux et depuis un temps, sur les pages annonces qui prolifèrent dans les réseaux sociaux et les pages spécialisées.
L’instruction de Mouloud Cherifi, wali d’Oran, intervient après un constat fait suite à des informations, faisant état de cette pratique, c’est-à-dire la revente de ces appartements nouvellement distribués.
Ces nouveaux propriétaires, n’ont pas attendu longtemps pour revendre leurs nouveaux logements sociaux dans un cadre purement spéculatif et qui en même temps, perturbent totalement les opérations de relogement.
Il faut dire que cette pratique est loin d’être nouvelle, dénoncée depuis plusieurs années, aucun suivi de la destination des logements après leur distribution n’a été effectué, alors qu’il aurait suffi de parcourir les pages annonces des journaux pour s’en rendre compte.
La pratique était arrivée à un point tel, que des immeubles désaffectés à Sidi El Houari ou ailleurs, auraient servi à plusieurs opérations de relogement.
Lors de nos précédentes investigations, nous avions il y a de cela quelques années, constaté que des immeubles vidés de leurs occupants avaient servi à plus d’une dizaine d’opérations de relogement pour un même immeuble, il était clair qu’une complicité générale ayant permis à certains de «s’enrichir» sous couvert de la crise de logement qui en fait, était une crise de mauvaise gestion. Et pour cause. A ce jour, la demande de logement est toujours en hausse, sans aucune volonté réelle de régler définitivement la crise qui perdue encore dans le temps.
Ceci, sans citer les cas connus à Oran, où l’on bénéficie de 02 voire 03 logements en un temps record, mais qu’à cela ne tienne comme le dit si bien le dicton : «Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.»
A propos de l’instruction du wali d’Oran à propos de ce problème épineux, il est fait état de sanctions sévères à l’encontre des bénéficiaires de logements sociaux acquis récemment qui après l’enquête lancée et dans le cas, où il est établi que le dit bénéficiaire a effectivement passé une quelconque annonce de revente d’un logement à caractère social, ce dernier risque de lourdes sanctions, comme il est stipulé dans le communiqué de la wilaya d’Oran, en date de ce 08 juin et dont nous détenons une copie.



















