Belmadani Hamza 

La cérémonie d’ouverture des 4emes journées internationales de médecine physique et réadaptation du Centre Hospitalo-Universitaire d’Oran (CHUO) a été tenue vendredi soir, à l’hôtel Liberté, en présence de plusieurs éminents participants locaux et étrangers.

Cet événement qui durera 03 jours, permettra un riche débat sur plusieurs thèmes notamment, la neuro-réadaptation et la douleur, les pathologies sportives et les scolioses chirurgicales, ainsi que la paralysie cérébrale. Plusieurs ateliers de formation sont prévus, lors de cet événement, ce qui permettra aux jeunes médecins d’apprendre davantage sur la neuro-réadaptation, la kinésithérapie respiratoire et la rééducation de la maladie du Parkinson. Le professeur Layadi Khaled président de cet événement et chef du service de rééducation fonctionnelle et de réadaptation du CHUO, a expliqué qu’il y a une augmentation de l’incidence des pathologies handicapantes : «auparavant on ne faisait pas assez de diagnostic, ces maladies notamment les AVC, Parkinson, la sclérose en plaques pose un véritable problème de santé publique nous, on se retrouve en aval du cheminement des malades, ce que nous remarquons également c’est le manque de coordination dans la prise en charge de ces malade, comme dans ces pathologies nécessitent une prise en charge transdisciplinaire, ces malades soit ils rentrent chez eux, ils ne sont pas orientés, ou ces malades n’ont pas cette connaissance que la rééducation peut faire quelque chose pour eux, ils sont exclus de cette prise en charge fonctionnelle, ils rentrent chez eux avec cet handicap avec toutes les alias et les contraintes quotidiennes.»

Parmi les problèmes cités par notre interlocuteur figurent l’équipent des structures de médecine physique et des réadaptations : « il y a des avancées dans notre spécialité qui sont mal prises en charge par les décideurs.»  Ce manque de coordination  est très apparent le Pr Layadi dans la prise en charge des AVC. Il dira dans ce contexte : « la nouveauté c’est la thrombolyse qui est limitée pour plusieurs raisons, mais il n’y a aucune coordination entre les différents services qui sont censés être entre la réadaptation et la neurologie et la réadaptation et la cardiologie,» déplore-t-il.  La solution selon notre interlocuteur est de se diriger vers le développement des réseaux de soins : «le malade doit connaître son cheminement, on déplore des malades qui sont perdus, qui ne sont pas pris en charge, qui sont chez eux, parce que il y a un manque de moyens ou d’information, fait que le handicap va s’aggraver,» dira le Pr Layadi.

Par ailleurs et à propos de cet handicap, le chef du service de réadaptation de CHUO a expliqué qu’il ne s’agit pas d’handicap moteur, mais il existe un handicap invisible (neuropsychologique) , comme la perte de mémoire, d’attention et les troubles de langage, qui ne «sont pas pris en compte par la plupart des médecins, et ne sont pas reconnus comme étant des sujets en situation d’handicap, dès qu’il voit le malade remarcher, on se dit qu’il n’a pas d’handicap, ce qui est faux,» explique-il.   Le Pr Layadi a abordé également la question de l’environnement qui peut-être «favorable ou hostile au malade, notamment l’accessibilité pour les structures publiques et pour son logement. Le contraire, quand on a un malade qui habite au 4me étage et qui n’a pas malheureusement d’ascenseurs. Comment il va survivre et se déplacer dans cet environnement défavorable ?»

Il est à noter qu’une moyenne de 60.000 AVC sont enregistrés annuellement en Algérie et dont un tiers décède.

Les facteurs de risque sont notamment l’âge, le stress, la tension cérébrale, l’hypertension artérielle, le tabac, l’obésité, le diabète, l’alcool, la mauvaise alimentation, la contraception et la sédentarité.