Zitouni Mustapha
Comme les années précédentes, les baigneurs et les estivants ne s’attendaient pas trop à ce que les promesses préventives annoncés et fortement médiatisées des autorités soient respectées sur les rivages du littoral oranais et ceux qui ont décidé d’une journée de plage durant ces derniers jours à Bousfer, aux Andalouses, à la Grande Plage et l’Etoile pour ne citer que celles-là, l’ont confirmé, les jet-ski faisant leurs cascades à proximité des baigneurs, dont des enfants et bien avant, les parasols et chaises déjà posées des plagistes.
«Nous sommes ici juste pour surveiller les baigneurs en cas de noyade,» dira un maître- nageur interpellé par cette maman sur les va et vient de jet-ski, alors que des enfants s’amusaient sur la plage. «Ni les gendarmes, ni les sapeurs-pompiers ne sont intervenus pour arrêter les slaloms des jet-ski, alors que nos enfants sont à quelques mètres.»
Des propos partagés avec amertume par l’ensemble des estivants en ces premiers jours de plage sur la côte oranaise.
Et pourtant, des instructions officielles ont été largement diffusées pour un été sans risque pour les estivants et les vacanciers, des instructions, sur les jet-ski, sur les plagistes et sur la gratuité de l’accès aux plages. Les mêmes instructions avaient été données les étés précédents, mais malheureusement toutes ces consignes sont ignorées et l’autorité de l’Etat une nouvelle fois se retrouve bafouée.
Il était prévu que les plagistes ne plantent leurs parasols en location que sur demande de celui qui le commande, sauf que durant cette fin de semaine, sur les plages de la corniche oranaise, à l’arrivée des premiers baigneurs, les parasols étaient déjà plantés et les espaces occupés et de fait, la loi une nouvelle fois ignorée, mais cela n’a rien de vraiment étonnant, le diktat des plagistes et des propriétaires de jet-ski semble être un fait accompli et les familles l’ont très bien compris depuis fort longtemps.


















