Djamila M

La scène politique dans la wilaya d’Oran est en ébullition au sein de la formation politique Sawt Echaab, secouée par une série de démissions en cascade ayant touché plusieurs militants et nouveaux adhérents, immédiatement après la publication de la liste préliminaire des candidats en vue des élections législatives prévues au mois de juillet prochain.

Cette évolution met en lumière des tensions internes de plus en plus perceptibles au sein du parti, sur fond de contestations liées aux critères de sélection retenus pour l’élaboration de cette liste. Plusieurs voix internes évoquent des dépassements supposés dans le processus de désignation, alimentant un climat de méfiance et ouvrant la voie à de nombreuses interrogations quant aux mécanismes ayant présidé au choix des candidatures.

Selon des sources issues de la formation politique, cette situation traduirait un malaise profond et une remise en cause du principe d’égalité des chances au sein de la structure partisane. Ces mêmes sources indiquent que la tension s’est installée progressivement au cours des derniers jours, avant de se traduire par des retraits officiels et des démissions effectives.

Dans les rangs des militants, plusieurs voix expriment leur déception face à ce qu’elles considèrent comme une marginalisation de cadres et de personnalités connues pour leur niveau de formation et leur expérience dans les domaines politique et associatif. À l’inverse, certains estiment que d’autres profils auraient été mis en avant sans consensus réel au sein de la base militante.

D’autres observateurs au sein du parti soulignent que l’écartement de compétences et de détenteurs de diplômes supérieurs pourrait envoyer un signal négatif à l’opinion publique, dans un contexte politique qui requiert, selon eux, davantage de rigueur dans la sélection des candidats appelés à représenter les citoyens et à porter leurs préoccupations au sein de l’Assemblée populaire nationale.