R. I

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a été arrêté puis transféré hors du Venezuela, en compagnie de son épouse, par les forces américaines, ont rapporté plusieurs médias internationaux, citant des déclarations du président des États-Unis, Donald Trump.

Selon ce dernier, l’opération est intervenue à l’issue d’une « attaque de grande envergure » menée par les forces américaines sur le territoire vénézuélien. Les détails précis de cette intervention, notamment le lieu de transfert du chef de l’État vénézuélien, n’ont pas été communiqués.

À Caracas, de violentes explosions ont été entendues tôt samedi matin, accompagnées de survols d’avions militaires, selon des médias locaux. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent d’importants incendies et de hautes colonnes de fumée, principalement dans les zones sud et est de la capitale. Des coupures d’électricité ont été signalées dans plusieurs quartiers, tandis que des détonations continuaient à se faire entendre pendant plusieurs heures.

Sur le plan international, cette escalade a provoqué une onde de choc. La Russie, la Chine et l’Iran ont exprimé leur soutien au Venezuela et appelé à la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, dénonçant une escalade susceptible de menacer la stabilité régionale et internationale.

Le secrétaire général de l’ONU a exprimé son inquiétude face à l’attaque américaine et à l’arrestation de Maduro, estimant que ces événements pourraient avoir de « graves répercussions sur la stabilité de la région ». La Russie a rappelé que le Venezuela ne constituait pas une menace pour la communauté internationale. L’Espagne a proposé la mise en place d’une médiation internationale afin de désamorcer les tensions entre les États-Unis et le Venezuela et de favoriser une solution diplomatique.

Du côté européen, plusieurs responsables ont indiqué suivre de près l’évolution de la situation. Ils ont appelé au respect du droit international et à une désescalade rapide, soulignant la nécessité de privilégier les voies diplomatiques pour éviter un embrasement du conflit.

La situation demeure confuse et extrêmement tendue, dans l’attente de confirmations officielles des autorités vénézuéliennes et de précisions supplémentaires sur les suites de cette crise majeure.