Les forces indiennes poursuivent leur offensive contre la rébellion naxalite dans le centre du pays, éliminant 14 insurgés lors d’affrontements récents dans l’État du Chhattisgarh.

Samedi, la police de l’État du Chhattisgarh, dans le centre de l’Inde, a annoncé avoir neutralisé 14 rebelles maoïstes au cours de deux opérations distinctes dans les districts de Sukma et Bijapur. Les forces de sécurité ont saisi des munitions et des fusils d’assaut, témoignant de l’ampleur de l’arsenal détenu par les insurgés.

Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une offensive nationale lancée par New Delhi, visant à éliminer les derniers éléments de la rébellion dite naxalite d’ici au 31 mars 2026. Cette rébellion, née en 1967 dans l’État du Bengale occidental, a longtemps contrôlé des zones étendues et influencé la vie de centaines de milliers de villageois dans le centre et l’est du pays.

À son apogée, la rébellion maoïste comptait entre 15.000 et 20.000 combattants. Mais elle s’est considérablement affaiblie au fil des années. Depuis 2024, plus de 500 insurgés ont été tués et la semaine dernière, un chef de la rébellion, Ganesh Uike, ainsi que trois autres combattants, ont été éliminés dans l’État d’Odisha.

Malgré ce recul, la présence de poches de résistance continue de représenter un défi sécuritaire majeur pour les autorités, en particulier dans les zones rurales où les infrastructures publiques restent limitées et où la population est vulnérable aux pressions des rebelles.

L’objectif de New Delhi est clair : réduire l’influence des maoïstes et restaurer la sécurité dans des régions longtemps marquées par l’insécurité et la contestation armée.