Malgré un accord de paix international, des combats intenses opposent le groupe armé M23 aux forces pro-Kinshasa dans la province du Sud-Kivu, plongeant la population dans l’insécurité et la peur.

Depuis le 10 décembre 2025, la ville d’Uvira et ses environs sont de nouveau le théâtre de violents affrontements. Le groupe armé M23, déjà responsable de la prise de Goma et Bukavu début 2025, a lancé une offensive visant à contrôler les localités stratégiques le long de la frontière avec le Burundi.

Selon Kelvin Bwija, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile d’Uvira, les combats se déroulent dans les villages de Kashombe, Lubanda, Musingwe, Katongo et Kigongo, situés à une dizaine de kilomètres de la ville. Les tirs se font entendre jusque dans Uvira, où la population civile vit dans la crainte permanente des violences.

Les affrontements entre les rebelles du M23, les milices pro-Kinshasa et les forces armées régulières exposent les habitants à un danger constant. Les populations locales sont contraintes de fuir leurs foyers, tandis que les infrastructures essentielles, comme les hôpitaux et les écoles, subissent des interruptions fréquentes.

Le M23 avait pourtant annoncé le 17 décembre son retrait d’Uvira, tout en demandant que la ville soit protégée contre la remilitarisation. Sur le terrain, cependant, les combats se poursuivent et les victimes civiles continuent de s’accumuler, illustrant la fragilité des accords de paix signés à Washington sous l’égide du président américain Donald Trump.