Wassila. B

Dans un communiqué rendu public ce samedi, l’Union générale des commerçants et artisans algériens affiliée à l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) a exprimé sa satisfaction à l’issue de la réunion de concertation qui s’est tenue vendredi entre les syndicats professionnels du secteur des transports et les représentants du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.

L’UGTA, qui participait aux discussions aux côtés de ses fédérations affiliées (la Fédération nationale des transporteurs privés et des transporteurs de marchandises et la Fédération nationale des taxis), a particulièrement apprécié les assurances fournies par les pouvoirs publics. Elle a salué « l’esprit de participation et de dialogue constructif » qui a prévalu, y voyant la marque d’une « réelle volonté de répondre aux préoccupations des professionnels » dans un cadre responsable.

Le syndicat indique que « toutes les demandes exprimées ont été entendues ». Leur examen approfondi sera engagé dès mardi prochain par un groupe de travail paritaire, qui se penchera notamment sur la question centrale des prix. L’objectif affiché est de trouver un équilibre respectueux des droits de toutes les parties, tout en œuvrant au renforcement du pouvoir d’achat des citoyens.

Pour nourrir ce processus, l’UGTA lance un appel urgent à tous les professionnels, et notamment aux chauffeurs, afin qu’ils lui transmettent « au plus vite leurs propositions concrètes et leurs solutions possibles » pour enrichir les débats.

Par ailleurs, le communiqué appelle à la vigilance et à un sens accru des responsabilités. Il privilégie « la voie du dialogue » et met en garde contre « les rumeurs malveillantes » ou les actions précipitées pouvant nuire à l’intérêt général. « Préserver la stabilité économique et sociale du pays est une responsabilité collective », souligne le texte, rappelant que « l’Algérie est au-dessus de tout ». L’UGTA exhorte les organisations syndicales à éviter toute déclaration hâtive ou prise de position qui pourrait « compromettre les efforts de dialogue constructif » et porter préjudice aux intérêts mêmes des professionnels.

La mise en place de ce groupe de travail paritaire, prévue pour mardi, constitue une avancée tangible vers la recherche de solutions durables. Ce cadre institutionnalisé du dialogue social démontre une volonté commune de dépasser les contentieux par la négociation et la concertation, visant à aboutir à des décisions équilibrées et applicables.

Cette approche consultative et méthodique, si elle aboutit à des résultats concrets, pourrait servir de modèle pour aborder d’autres défis sectoriels. Elle renforce l’idée que la résilience de l’économie nationale passe par un partenariat fort et constant entre les autorités publiques, les représentants des travailleurs et les opérateurs économiques, unis par l’impératif supérieur de la stabilité et du progrès social.