H.N

Le professeur Ahmed Chaâlal, président de la Conférence régionale des universités de l’Ouest à Oran, a annoncé, ce mercredi à l’occasion du Forum d’El Djoumhouria, organisé en partenariat avec Radio d’Oran et le journal Cap Dz, le lancement imminent d’un guichet unique destiné aux établissements universitaires. Cette initiative vise à simplifier la création de micro-entreprises par les étudiants et à renforcer la culture entrepreneuriale dans les universités de la région.

Lors de ce forum qui a réuni experts en startups universitaires et étudiants, le professeur Chaâlal a souligné l’engagement des universités dans le cadre du plan national, conformément aux directives du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ce projet s’inscrit dans le programme présidentiel visant la création de 20 000 startups d’ici 2029.

« Les universités accompagnent l’étudiant dès l’émergence de son idée jusqu’à sa concrétisation en micro-entreprise ou startup », a expliqué le président de la Conférence, rappelant l’importance d’un suivi concret et structuré pour assurer le succès des initiatives étudiantes.

Revenant sur le bilan de quatre années d’initiatives en matière d’entrepreneuriat universitaire, le professeur Chaâlal a souligné la mise en place de structures innovantes : incubateurs, centres de développement entrepreneurial et centre d’intelligence artificielle, qui stimulent l’implication des étudiants et favorisent l’éclosion de projets à fort potentiel.

Le président a également mis en avant la responsabilité sociale des universités, rappelant que chaque année, 350 000 étudiants sont inscrits à travers le pays, dont 90 000 à l’université d’Oran. « Nous voulons former des étudiants prêts pour l’après-université, en concrétisant nos partenariats avec les banques et les institutions », a-t-il ajouté.

Le futur guichet unique permettra aux étudiants de créer plus facilement leur entreprise tout en participant au renforcement du tissu industriel local, générateur d’emplois et d’innovation. Selon le professeur Chaâlal, si les grandes entreprises peuvent être vulnérables, les petites structures, souvent familiales à leur création, ont davantage de chances de perdurer et de contribuer durablement à l’économie.