B.H
La réhabilitation du Barrage vert à Médéa avance à grands pas. Sur les actions prévues ces deux dernières années, la majorité a été concrétisée, selon la Conservation des forêts de la wilaya.
Ce programme ambitieux vise à revitaliser 85 000 hectares de terres agropastorales répartis sur neuf communes. Mohamed Boukerche, directeur de la Conservation des forêts, a dressé un bilan positif mercredi. « Les opérations de boisement, la mobilisation des ressources hydriques, l’ouverture de pistes rurales et le traitement des bassins versants ont été largement réalisées », a-t-il déclaré. Parmi les réalisations phares, quinze bassins d’eau d’une capacité de 100 m³ chacun ont été édifiés pour abreuver le cheptel ovin et caprin. Ces ouvrages s’inscrivent dans le périmètre du Barrage vert, qui traverse les communes d’Aïn Boucif, Sidi Demed, Kef Lakhdar, Chellalet El Adhaoura, Tafraout, Cheniguel, Aïn Ouksir, Sidi Ziane et Robeia. Côté accès, 70 km de pistes rurales ont été tracés en leur sein, complétés par 15 km de routes de désenclavement. Ces aménagements facilitent les déplacements des habitants et stimulent l’économie locale. Les plantations n’ont pas été en reste : 16 hectares d’arbres rustiques comme les oliviers et pistachiers, 34 hectares de figuiers de barbarie, et 60 hectares de fourrages ont été mis en terre pour soutenir le bétail. Par ailleurs, 2 400 m³ de barrières anti-érosion protègent désormais sols et végétation contre les intempéries. Ces travaux, a souligné M. Boukerche, « contribueront à redonner vie aux espaces agropastoraux, à diversifier les activités agricoles et à générer des revenus durables pour les ruraux ». Un levier essentiel pour le développement des zones enclavées de Médéa.




