Wassila. B
Les agressions de l’Iran resteront gravées dans la mémoire du Moyen-Orient comme le jour où l’arrogance bestiale sioniste a terrassé la raison. Les États-Unis de Trump, épaulés par l’entité sioniste, ont osé l’impensable : agresser l’Iran au cœur, assassiner son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et réduire en poussière des quartiers résidentiels de Téhéran, Ispahan, Qom et Minab. Mais dans ce bilan macabre, un chiffre hante les consciences : 148 petites filles de l’école « Shajarat al-Tayyiba » de Minab, ensevelies sous les décombres alors qu’elles apprenaient l’alphabet. Voilà le véritable visage de cette agression « chirurgicale » vantée par les stratèges occidentaux. Des cartables sous les gravats, des rires d’enfants transformés en silences éternels, et un droit international piétiné avec une sauvagerie inouïe. L’objectif de cette opération criminelle n’a même pas été dissimulé. Donald Trump, dans sa mégalomanie habituelle, rêve à voix haute d’un changement de régime par la force, d’une mainmise sur les richesses de la Perse millénaire. Quant à l’entité sioniste, elle voit dans l’affaiblissement de l’Iran l’opportunité d’éliminer le seul rempart régional qui lui tient tête. Mais les calculs cyniques des agresseurs se heurtent à une réalité implacable : la détermination du peuple iranien héroïque. Car que croient-ils, ces stratèges de salon ? Que la mort d’un homme, aussi éminent soit-il, brisera la volonté d’une nation ? L’Iran ne vacille pas. Son système politique est debout, ses forces armées ont immédiatement riposté par des salves de missiles balistiques, prouvant que la puissance de feu de l’Iran est non seulement intacte, mais décuplée par la colère légitime d’un peuple agressé.
Le gouvernement iranien l’a promis : les auteurs de cette attaque « regretteront » leurs actes. Et lorsqu’un peuple de 85 millions d’âmes jure de venger ses martyrs, il faut prendre cette menace au sérieux. Dans ce chaos, la voix de l’Algérie s’est élevée, digne et mesurée. Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, Alger a appelé à la « retenue » et au « sens des responsabilités ». Une position qui reflète la sagesse d’une nation qui connaît le prix du sang et qui voit avec effroi la poudrière du Golfe s’enflammer. L’Algérie a eu raison de rappeler que des négociations prometteuses, sous médiation omanaise, étaient en cours. Les jeter aux oubliettes par une escalade militaire, c’est un échec dont l’histoire demandera des comptes.
La communauté internationale, elle, peine à masquer son impuissance. Le Norvégien Espen Barth Eide ose enfin dénoncer une agression « non conforme au droit international ». Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, met en garde contre une « chaîne d’événements incontrôlables ». Sergueï Lavrov dénonce une « aventure dangereuse ». Mais ces condamnations, aussi fermes soient-elles, suffiront-elles à éteindre l’incendie ?
Les marchés pétroliers flambent déjà. Le monde retient son souffle. Car le véritable danger, c’est que cette attaque, conçue pour « désarmer » l’Iran, produise l’effet inverse : une région plus instable, un Iran plus déterminé, et des innocents qui continuent de payer le prix fort. À Minab, 148 petites filles ne verront pas le printemps. Leur sang crie vengeance. Et l’humanité, une fois de plus, regarde ailleurs.



