
H. N
À Oran, les prix de la banane connaissent un léger recul sur certains marchés. Dans plusieurs points de vente, le fruit est désormais proposé à 400 dinars algériens le kilo, après avoir atteint un pic à 600 dinars ces dernières semaines.
La régulation du prix de la banane reste toutefois complexe, ce qui a nécessité l’intervention urgente des services du commerce. Des opérateurs économiques ont été habilités à distribuer le fruit afin de garantir sa disponibilité au consommateur au prix plafonné.
Selon Mouad Abed, coordinateur provincial de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, interrogé par CapDz, le prix de la banane est sur la voie de la stabilisation grâce aux mesures mises en place. Chaque commerçant doit s’enregistrer auprès des services du commerce de la wilaya, et la liste des opérateurs est ensuite transmise au ministère pour organiser la commercialisation et limiter la spéculation.
Actuellement, quatre opérateurs sont autorisés à distribuer et vendre la banane, dont un grossiste au marché de gros des fruits et légumes d’ El Kerma, ainsi que des commerçants de grandes surfaces qui ont pu introduire d’importantes quantités. Ces actions, coordonnés par l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens, visent à mettre fin à la spéculation et à proposer la banane à 400 dinars le kilo, tout en élargissant progressivement le réseau de distribution.
Par ailleurs, le marché des fruits a connu une hausse généralisée des prix depuis le début du mois de Ramadan. Toutefois, la commercialisation de la fraise montre un recul depuis mardi dernier, avec des barquettes proposées à 250 dinars le kilo, contre 350 dinars auparavant, un prix jugé trop élevé pour de nombreux consommateurs.
Les prix d’autres fruits restent également élevés : les dattes varient entre 350 et 650 dinars, les oranges de 150 à 250 dinars, et les citrons entre 150 et 200 dinars, malgré une forte demande durant le Ramadan. Certaines variétés, comme les pommes, restent difficiles à trouver dans les foyers en raison de leur rareté et de leur coût.



