Par H. Nassira

Le Réseau Environnement et Citoyenneté de la wilaya d’Oran accueille favorablement la décision du wali d’Oran, Brahim Ouchene de réhabiliter le Jardin Méditerranéen, situé dans le quartier Es-Seddikia dans la commune d’Oran. Par un ordre ferme, il a mandaté un bureau d’études pour lancer des travaux de restauration, redonnant ses lettres de noblesse à cet espace vert délaissé depuis des années, et l’épurer des pratiques anarchiques qui y proliféraient. Toutes les attractions installées sans autorisation, ou dont les contrats avec l’Entreprise Oran Verte avaient expiré, ont été démantelées et saisies, puis transférées à la fourrière de l’établissement.

Le coordinateur du réseau, Yahiaoui El Haouari, a salué cette mesure opportune pour un jardin classé parmi les poumons verts les plus précieux de la wilaya. Transformé en parc d’attractions commerciales, il avait perdu son essence : un havre de verdure pour le repos, la détente et le calme, idéal pour les familles, avec sa vue imprenable sur la façade maritime. Il déplore l’état de dégradation – poussière et aridité – causé par ces installations inadaptées aux espaces verts, un sujet qu’il avait maintes fois abordé dans Cap DZ. Enfin, l’évacuation totale des attractions incompatibles avec la préservation de la verdure marque un tournant décisif.  Le réseau applaudit l’intervention du wali pour libérer le jardin des zones noires liées à des exploitations illégales, sans titres ou avec dettes impayées. Une cellule environnementale, accompagnée des services de police de l’urbanisme et de la sûreté urbaine n°9, a procédé à ces enlèvements. Cette anarchie résulte d’un manque de suivi et de visites officielles, malgré les courriers du réseau réclamant le retour du jardin à sa vocation originelle. Le coordinateur évoque les premiers jours d’ouverture : un écrin de verdure exceptionnelle avec seulement trois kiosques pour les services des promeneurs. Il s’est mué en parc de loisirs avec toboggans et autres jeux, perdant son charme naturel et verdoyant.

Le réseau se félicite ainsi de l’ordre du wali appelant à la protection de l’environnement et de ce jardin stratégique. Des instructions ont été données à la cellule environnementale pour un nettoyage en profondeur et l’élimination des points noirs, tandis que le directeur d’Oran Vert a été chargé de corriger la situation.

Pourquoi l’Entreprise Oran Vert ne produit-elle pas d’unités de pépinières performantes ?

Yahiaoui regrette que l’Entreprise Oran Vert ait négligé sa mission originelle, délaissant le jardin au profit d’attractions incompatibles avec les exigences des espaces verts – arrosage, entretien, sans les transformer en zones arides pour piétons. Si l’objectif est la rentabilité, cela pourrait se faire ailleurs, via des aires dédiées aux jeux pour enfants. Le coordinateur précise qu’ils ne s’opposent pas aux revenus, possibles pour Oran Vert en créant des pépinières produisant de l’herbe naturelle localement, plutôt que de l’importer de la wilaya de Blida. Il insiste sur la préservation des espaces verts comme poumon de la ville, offrant aux citoyens un havre de paix en milieu urbain dense. L’engagement du wali motive leur action.