I. Yacine

Le dossier des greffiers figure désormais parmi les priorités du secteur de la justice. Jeudi à Mascara, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a annoncé que le projet de statut particulier relatif à cette catégorie professionnelle se trouve actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement, où il fait l’objet d’une étude et d’un enrichissement. Ce nouveau texte, a précisé le ministre, vise à englober l’ensemble des grades et des catégories sans exception, dans l’objectif d’améliorer la situation professionnelle des greffiers et de renforcer leur rôle au sein de l’appareil judiciaire. Le ministre a également souligné que cette catégorie constitue un pilier essentiel du système judiciaire, compte tenu de sa contribution au fonctionnement quotidien des juridictions. Parallèlement, le ministre a évoqué la poursuite du processus de numérisation du secteur de la justice, avec l’annonce prochaine d’une nouvelle application dédiée aux tribunaux administratifs. Cette plateforme permettra d’obtenir à distance, à l’échelle nationale, les jugements administratifs locaux ainsi que les décisions rendues en appel, dans le cadre d’une stratégie visant à développer davantage les services numériques. Dans cette dynamique, le secteur de la justice œuvre à la généralisation progressive de la dématérialisation, notamment à travers le retrait électronique des jugements et des requêtes. Le ministre a indiqué que l’État a mobilisé les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif et améliorer l’efficacité du service public de la justice. La plateforme numérique dédiée aux avocats, récemment mise en service, illustre déjà cette évolution. Selon les chiffres communiqués, environ 5700 demandes ont été enregistrées pour l’obtention des jugements via cette plateforme au niveau national, dont près de 5400 ont été traitées et finalisées en moins de deux mois. Cette avancée permet désormais aux avocats d’obtenir à distance les jugements et décisions judiciaires signés électroniquement, contribuant ainsi à réduire les délais, limiter les déplacements et alléger la pression sur les juridictions. Le ministre a tenu à appeler les avocats à adhérer à cette démarche de modernisation afin d’accompagner la transformation numérique de la justice et renforcer l’efficacité du secteur.