H.Nassira
Les formations politiques de la wilaya d’Oran entrent dans une phase décisive de préparation aux élections législatives du 2 juillet 2026, avec la réception des dossiers de candidature. Environ dix partis actifs rivalisent pour remplir les conditions fixées par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), désormais publiées quotidiennement en détail.
Le communiqué n° 8 de l’ANIE, interdisant aux élus des conseils locaux de se présenter hors de leur parti d’origine pour combattre le «Nomadisme politique », sème la pagaille dans les rangs partisans oranais. Plusieurs formations misaient sur le ralliement de maires et d’élus locaux, réputés pour leur assise populaire, afin de gonfler leurs listes. Ce revirement contraint les partis à revoir leurs stratégies, surtout ceux qui ont récemment intégré des transfuges. Des craintes émergent au sein des bases militantes face au risque d’imposer des candidats « parachutés ». Parmi les touchés figurent le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Front El Moustakbal et le Mouvement populaire de la renaissance nationale.
Cet arrêté applique rigoureusement l’ordonnance 21-01 du 10 mars 2021, portant loi organique sur le régime électoral, notamment son article 202 qui oblige les élus à candidater sous l’étiquette de leur parti victorieux. Des observateurs s’interrogent sur la connaissance réelle de ce texte par certains partis, longtemps sous-estimé comme pure formalité, avant que l’ANIE n’en fasse une règle inflexible rééquilibrant le jeu politique.




