Au moins 21 personnes ont été tuées lors d’affrontements avec des gangs armés dans l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, après le refus d’un village de s’acquitter de taxes imposées par ces groupes, ont indiqué samedi des habitants.

Plus de 100 personnes, dont un général de brigade et 17 autres militaires, ont été tuées depuis dimanche par des terroristes et des bandes criminelles dans le nord du pays.

L’Etat de Zamfara, comme d’autres Etats du nord de la nation la plus peuplée d’Afrique, est en proie à une insécurité multifactorielle, entre les bandes armées, localement appelées bandits, qui pillent les villages, kidnappent et terrorisent les habitants, et la présence de groupes terroristes, principalement actifs dans le nord-est et certains pays limitrophes.

Des dizaines de bandits circulant sur près de 80 motos ont pris d’assaut vendredi le village de Bunkasau, dans la zone de gouvernement local de Bukkuyum, et ont échangé des tirs avec les habitants, selon des médias.

Un porte-parole de la police a confirmé l’attaque, sans toutefois communiquer de bilan. « Nous sommes au courant de cette violence, mais nous menons encore des enquêtes et rassemblons des éléments », a expliqué Yazid Abubakar, porte-parole de la police de l’Etat de Zamfara.

Trois habitants ont fait état de 21 morts lors des affrontements.

« Les bandits ont tué 21 personnes pendant les combats », a déclaré Lawwali Umar, un responsable communautaire de la ville de Bukkuyum, chef-lieu de la zone de gouvernement local de Bukkuyum.

Les villageois se sont lassés des paiements réguliers de taxes imposées par les bandits et ont décidé de ne plus payer, a-t-il ajouté.

« Les villageois ont décidé d’utiliser l’argent exigé par les bandits pour acheter des armes afin de se défendre au lieu de le leur donner », a précisé M. Umar.

Jamilu Aliyu, un autre habitant de Bukkuyum, a donné le même bilan.

Babuga Ahmad, du village voisin de Yashi, a indiqué que les bandes armées ont échangé des tirs avec les villageois et ont attaqué lorsque ces derniers étaient quasiment à court de munitions.