K.M

Dans un élan de valorisation du patrimoine côtier, un groupe d’étudiants et d’enseignants de l’Université Alger 2, rattachés à l’Institut d’archéologie, a entamé samedi un stage de terrain d’une semaine sur le littoral de la wilaya de Chlef. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du nouveau module dédié à l’archéologie subaquatique, a indiqué lundi la direction locale de la Culture et des arts.

Mahmoud Djamel Hasnaoui, directeur du secteur, s’est félicité de cette étape « scientifique et pédagogique majeure ». « Elle permet aux étudiants de confronter leurs acquis théoriques à un patrimoine archéologique côtier riche et diversifié, souvent méconnu », a-t-il déclaré. Cet accueil confirme la vocation de Chlef comme hub ouvert à la recherche académique, renforçant l’engagement du secteur culturel à accompagner les universités et à promouvoir le legs maritime de la région, berceau de vestiges puniques, romains et préhistoriques. Le programme, méticuleusement conçu, a démarré par une exploration du littoral de Beni Haoua, au nord-est de Chlef, réputé pour ses sites immergés. Il se poursuit à Ténès avec la prospection du périmètre portuaire, du phare emblématique de Sidi Merouane – vestige ottoman – et des grottes préhistoriques nichées dans les falaises. D’autres perles côtières, comme les épaves potentielles et les formations rocheuses, complèteront l’itinéraire. Au-delà de l’aspect formatif, les participants produiront des recherches approfondies sur les vestiges le long du littoral chélifien. Ces travaux pourraient non seulement éclairer l’histoire millénaire de la wilaya – des époques phéniciennes à l’indépendance – mais aussi attirer des missions internationales, boostant le tourisme culturel et la préservation patrimoniale dans une zone vulnérable à l’érosion marine et au changement climatique. Cette collaboration universitaire illustre la dynamique inter-wilayas, Chlef se positionnant comme un laboratoire naturel pour l’archéologie sous-marine en Algérie.