Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce l’ouverture d’un concours national pour l’accès au grade de maître de conférences hospitalo-universitaire classe A, au titre de l’année 2026. L’opération porte sur 958 postes, dans un contexte marqué par une pression croissante sur les structures hospitalo-universitaires et un besoin accru en encadrement médical qualifié. Le concours porte «sur un total de 958 postes, répartis entre 596 postes au niveau des centres hospitalo-universitaires (CHU), 117 au sein des établissements publics hospitaliers (EPH), 114 dans les établissements hospitaliers spécialisés (EHS), ainsi que 141 postes nominatifs réservés à la santé militaire».

Institué par un arrêté ministériel daté du 12 avril 2026, ce concours n’a toutefois pas encore fait l’objet d’un calendrier précis pour le déroulement des épreuves. Comme de coutume, la date du concours devrait être fixée ultérieurement, après la clôture des inscriptions et l’examen des dossiers de candidature. L’opération intervient dans un contexte marqué par une augmentation continue du nombre d’étudiants en médecine, des départs à la retraite et une intensification des besoins en prise en charge spécialisée. Ces facteurs ont progressivement accru la pression sur les équipes hospitalo-universitaires, rendant ce concours particulièrement attendu.

Le dispositif de promotion est complètement encadré et s’inscrit dans la continuité des opérations de promotion organisées de manière périodique afin d’assurer le renouvellement du corps hospitalo-universitaire. L’accès est réservé, bien évidemment, aux maîtres de conférences hospitalo-universitaires classe B, en activité et titulaires d’un doctorat en sciences médicales. Ces profils expérimentés sont, ainsi, appelés à renforcer leur rôle dans les trois missions fondamentales du système hospitalo-universitaire, à savoir l’enseignement, la recherche scientifique et la pratique clinique.

En ce qui concerne la procédure de sélection et les échéances, les candidats disposent, selon l’arrêté ministériel, d’un délai de vingt jours ouvrables pour déposer leurs dossiers auprès de leurs établissements d’exercice. Une première sélection est effectuée sur la base des dossiers, avant l’organisation des épreuves au niveau des facultés de médecine et des structures hospitalo-universitaires concernées. Les résultats sont arrêtés par spécialité et par ordre de mérite, en fonction des postes disponibles.

À l’issue du concours, les lauréats seront nommés au grade de maître de conférences hospitalo-universitaire classe A. Toutefois, un candidat admis qui ne rejoint pas son poste dans un délai d’un mois perd le bénéfice de son admission et ne peut se représenter au concours qu’après un délai de trois ans. Il s’agit d’une disposition importante, visant à garantir la stabilité des affectations et la continuité du service.

Il y a lieu de rappeler dans ce contexte que le précédent concours, lancé en avril 2023, avait concerné 755 postes, dont 100 destinés à la santé militaire. Même si ces épreuves suscitent une forte affluence au sein du corps médical universitaire, ils sont traditionnellement marqués par une forte sélectivité, en raison du nombre limité de postes et de l’importance stratégique du grade dans la carrière hospitalo-universitaire. Outre la dimension promotionnelle, ce concours constitue un levier essentiel dans le système de santé. Les enseignants hospitalo-universitaires jouent un rôle central dans la formation des futurs médecins, la production scientifique et l’amélioration de la qualité des soins.

Leur présence conditionne directement la performance des établissements hospitalo-universitaires et la capacité du système à répondre aux besoins croissants de la population. L’ouverture de près de 958 postes représente une avancée significative. Toutefois, les spécialistes estiment que cet effort devra être consolidé dans le temps afin de répondre durablement aux mutations du système de santé, particulièrement dans le cadre de la modernisation progressive du secteur.