La loi concernant l’exécution des prisonniers, récemment adoptée par l’occupation sioniste, constitue un acte « raciste » et un « nouveau crime » s’inscrivant dans une série de mesures visant le mouvement des prisonniers palestiniens, notamment après la guerre génocidaire contre la bande de Ghaza, a affirmé le directeur de l’information au ministère palestinien des Prisonniers, Islam Abdou.
Dans une déclaration à l’APS, M. Abdou a indiqué que ce projet de loi n’est pas nouveau dans son principe, le débat à son sujet remontant à 2015, mais son adoption sous une forme « extrémiste » reflète une dangereuse escalade des politiques punitives à la rencontre des prisonniers palestiniens.
Il a précisé que cette loi s’inscrit dans une série de mesures ciblant le mouvement des prisonniers, soulignant que les dernières années ont été marquées par l’adoption de dizaines de lois ayant directement affecté la vie quotidienne des détenus dans les prisons et entraîné la mort de plusieurs d’entre eux en raison de la négligence médicale et de la torture.
Il a ajouté que l’adoption de ce texte représente « un nouveau crime » dans le contexte de la poursuite des crimes de génocide contre le peuple palestinien, que ce soit dans la bande de Ghaza ou en Cisjordanie occupée, pertinente que plusieurs détenus sont morts en prison depuis 2023 en raison de diverses pratiques, dont la négligence médicale et la torture.
S’agissant du contenu de la loi controversée, M. Abdou a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une « loi raciste » en contradiction avec les règles du droit international humanitaire, notamment les Conventions de Genève et le Statut de Rome, qui garantissent les droits des prisonniers et leur assurer un traitement conforme aux normes humanitaires, y compris le droit à un procès équitable et à des conditions de détention dignes.
Il a également souligné que cette loi vise à « briser la volonté des prisonniers et du peuple palestinien », et à porter atteinte à la résilience du mouvement des détenus, affirmant qu’elle cible particulièrement les prisonniers palestiniens, notamment ceux arrêtés lors de l’agression contre Ghaza.
De son côté, le président du Club des prisonniers, Abdallah Zaghari, a affirmé que l’adoption par l’entité sioniste d’une loi prévoyant l’exécution des détenus palestiniens constitue « une escalade fasciste sans précédent et un défi flagrant à la communauté internationale ainsi qu’à l’ensemble du système juridique international », en particulier aux Conventions de Genève.
M. Zaghari a souligné que cette loi n’est pas survenue de manière soudaine, mais qu’elle s’inscrit dans le prolongement d’une campagne d’incitation continue, marquée par des instructions directes données aux gardiens de prison pour intensifier les mesures contre les détenus, à travers des « crimes médicaux », des « politiques de privation alimentaire » et de graves violations ayant accompagné les conditions de détention au cours des dernières années, au point de s’apparenter à des crimes contre l’humanité.
Il a ajouté que les pratiques répressives et les morts lentes enregistrées dans les prisons, ces deux dernières années, ont fait de l’adoption de cette loi « l’aboutissement d’un processus raciste déjà en place », soulignant qu’elle comporte de graves risques sur les plans des droits humains et politiques, et reflète le niveau extrême de haine sur lequel repose l’occupation sioniste, notamment dans le contexte de la poursuite d’une extermination systématique des prisonniers dans les prisons.
Quant aux moyens de faire face à cette situation, M. Zaghari a insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation populaire, juridique et internationale, rappelant que le Club des prisonniers et d’autres institutions palestiniennes ont déjà communiqué plusieurs correspondances aux organisations internationales pour alerter sur cette trajectoire dangereuse et appeler à une intervention efficace pour y mettre fin.
Il a enfin souligné que le travail devant les juridictions internationales doit se poursuivre, notamment face à la poursuite des exécutions extrajudiciaires et des pratiques de torture systématique contre les détenus, estimant que la phase actuelle exige « l’intensification de la pression populaire en Palestine, ainsi que la mobilisation de l’opinion publique mondiale pour rejeter cette loi et empêcher son application ».
Selon lui, la gravité de cette loi dépasse le seul peuple palestinien pour concerner l’ensemble de l’humanité, ce qui impose un renforcement de l’unité palestinienne et une intensification des efforts internationaux afin d’assurer une protection efficace aux prisonniers et de prévenir de nouveaux crimes à leur rencontre.




